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Un lundi délicat pour Reynders

Par Fabrice Grosfilley dans decryptage, mcc, mr , le 14 septembre 2009 08h09 | 2 commentaires

reyndersLe mouvement réformateur  tient ce lundi un conseil de fédération, sorte de maxi-bureau de la famille réformatrice. Celui-ci pourrait être tendu : le MCC, le mouvement des citoyens pour le changement, a demandé samedi l’organisation d’une élection interne. Que Didier Reynders remette donc en jeu son poste de président du mouvement.  Soyons clair : le MCC de Gérard Deprez a très peu de chances d’être entendu. Dans le conseil de fédération  il y a en effet plus de  60 membres, avec 11 places réservées au fameux MCC. Comme le FDF,  qui compte lui 17 sièges, a déjà fait savoir qu’il continuait à soutenir Didier Reynders, l’idée qu’on pourrait assister   à une révolution de palais libérale ne tient pas la route. En fait le MCC cherche plutôt à maintenir la pression sur Didier Reynders. Anecdotique ? Pas tant que ça :  le MCC, formation plutôt centriste, qui avait pour but d’attirer des transfuges de l’ancien PSC, est un petit poucet qui compte  quand même dans ses rangs 2 sénateurs et 3 députés, plus que le FDF donc, et  qui  a le sentiment d’être maltraité par le président du MR. Pour le dire clairement Reynders a longtemps snobbé Deprez. Aujourd’hui Deprez s’en souvient.. La politique c’est aussi une question de rancœurs personnelles.

Pour l’instant en interne, Didier Reynders  est donc  chahuté plus que contesté. Attention, il  y a parfois des chahuts qui tournent mal, surtout que les difficultés se multiplient. C’est un peu le cas en ce moment pour le président des bleus.  L’avocat Mischael Modrikamen a confirmé ce weekend qu’il planchait bien sur la création d’un parti populaire, un parti très libéral qui pourrait de l’ombre au MR. Reynders, chahuté par le centre, pourrait aussi se faire  doublé sur sa droite. Quand des élections législatives se profilent à l’horizon ce n’est pas la position la plus confortable.

Enfin notons encore ce matin la sortie d’Elio Di Rupo dans le Soir . Le prĂ©sident du PS tire Ă  boulet rouge sur les banques.  1 250 d’actifs dans les banques rappellent-ils. Et le prĂ©sident du PS de proposer qu’on oblige les banquiers Ă  souscrire une sorte d’assurance. Une cotisation  qui permettrait de crĂ©er un fond de rĂ©serve en cas de problème. Mais le prĂ©sident du PS propose aussi de revoir la rĂ©forme fiscale. Elle pèse 8 Ă  9 milliards par an, Elio di Rupo  vise Ă©videmment les  exonĂ©rations qui profitent aux plus hauts revenus, ceux qui gagnent plus de 200 000 euros par an. Ce n’est, lĂ  encore, qu’une dĂ©claration, et elle a fort peu de chances de dĂ©boucher sur quelque chose.  Il n’empĂŞche, rĂ©former  la rĂ©forme fiscale :   si le MCC et Modrikamen ne l’avait pas dĂ©jĂ  fait, Didier Reynders devrait, ce matin,  vraiment ĂŞtre contrariĂ©.