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C’est un dĂ©bat portĂ© par les libĂ©raux. La première salve est partie cotĂ© flamand, avec Alexander De Croo, qui est le fils d’Herman De Croo et qui est surtout le jeune prĂ©sident de l’Open VLD. Le parti libĂ©ral nĂ©erlandophone, l’Ă©quivalent du MR au nord a donc dĂ©posĂ© une proposition de modification de la constitution pour mettre fin Ă l’obligation de voter.
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Ce weekend nouvelle sortie cĂ´tĂ© francophone cette fois ci. Charles Michel, qui est le fils de Louis et qui est surtout ministre de la coopĂ©ration au dĂ©veloppement et une personnalitĂ© qui compte au mouvement rĂ©formateur, propose dans un entretien au quotidien la Libre Belgique samedi,  3 rĂ©formes. 1 on supprime l’obligation de voter, le fait de se prononcer ou pas deviendrait donc un engagement citoyen que l’on exprimerait volontairement.2. On instaure un système majoritaire Ă deux tours, comme cela existe en France, je n’entre pas dans les dĂ©tails, mais cette rĂ©forme serait avantageuse pour les gros partis et diminuerait le poids des plus petits, donc tout bĂ©nĂ©fice pour les bleus et les rouges, tandis que les verts et les oranges seraient renvoyĂ©s en deuxième division. 3. On Ă©lit les ministres prĂ©sidents directement. Ce qui veut dire qu’entre les deux tours, les coalitions devraient ĂŞtre nĂ©gociĂ©es et qu’on dĂ©signerait dĂ©jĂ Â le futur numĂ©ro  1 du gouvernement. Le point 3 est encore un peu flou Ă mon sens (comment le traduire dans un vote, si ce n’est par une seconde Ă©lection purement prĂ©sidentielle, mais ne serait-ce pas prendre le risque d’avoir un prĂ©sident et une majoritĂ© de couleurs distinctes ?) mais le dĂ©bat est posĂ©.
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Posons-nous la question : la Belgique mĂ©rite-t-elle d’ĂŞtre une exception ? L’obligation de vote obligatoire est devenu très minoritaire en Europe, elle existe encore en Grèce et au Grand-DuchĂ© de Luxembourg, mais aux Pays-Bas le vote n’est plus obligatoire depuis 1970 (septante) en Italie il ne l’est plus depuis 1993.Â
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Pour comprendre, rappelons-nous que le vote obligatoire remonte Ă plus d’un siècle : 1893, l’Ă©poque oĂą l’on a installĂ© le suffrage universel plural. A l’Ă©poque on craignait que les couches sociales les plus dĂ©favorisĂ©s, les personnes les moins Ă©duquĂ©es ne se dĂ©placement pas. Ca part donc au dĂ©part d’un bon sentiment dĂ©mocratique et égalitaire. 120 ans plus tard cela n’est plus du tout la mĂŞme chose.  La question d’une rĂ©forme est donc pertinente.
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Vous savez ce qu’on risque quand on ne vote pas ? Une amende, 1000 euros quand mĂŞme et comble de l’ironie, en cas de rĂ©cidive on risque de perdre le droit de vote. Ca c’est la thĂ©orie, dans les faits on ne poursuit que très exceptionnellement les Ă©lecteurs qui oublient de se dĂ©placer. Le ministre de la justice lui mĂŞme reconnaĂ®t que depuis 2003 les parquets ne poursuivent plus les abstentionnistes.
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Avant de tout changer un rappel quand mĂŞme : le vote obligatoire a cependant un rĂ©el effet : chez nous le taux de participation est d’environ 90% quel que soit le scrutin concernĂ© cela veut dire que 9 Ă©lecteurs sur 10 se dĂ©placent pour voter. Cela nous place parmi les citoyens les plus impliquĂ©s d’Europe. En France ce taux de participation est très variable : 70, 80% pour une Ă©lection prĂ©sidentielle mais seulement 43% pour les dernières Ă©lections europĂ©ennes, cela signifie que moins d’un Ă©lecteur français sur deux s’est dĂ©placĂ©. Paradoxalement un dĂ©putĂ© europĂ©en Ă©lu en Belgique serait donc plus « dĂ©mocratiquement reprĂ©sentatif » qu’un dĂ©putĂ© europĂ©en Ă©lu ailleurs. Mais cela ne doit pas nous empĂŞcher d’ouvrir le dĂ©bat. Et quitte Ă rĂ©viser la constitution, pour BHV ou autre chose, autant inscrire l’article 162 pour que le devoir ne soit plus une obligation.
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Pour ceux que ce débat interesse, je conseille la lecture de mon collègue blogueur Charles Bricman : http://blog.pickme.be/2010/02/20/vote-obligatoire-un-faux-debat/
L’unitĂ© c’Ă©tait l’un des leitmotive de ce congrès. 5OO Ă©lus et militants rĂ©unis autour de Didier Reynders ont donc lancĂ© les dĂ©bats sur le nouveau texte de rĂ©fĂ©rence de la famille libĂ©rale, un appel rĂ©formateur intitulĂ© « mieux pour tous », on en a parlĂ© la semaine dernière. Officiellement donc ce congrès Ă©tait celui de l’unanimitĂ©. UnanimitĂ© sur les valeurs et els thèmes portĂ©s par ce nouveau texte : le travail, la libertĂ©, le pluralisme de l’humanisme. UnanimitĂ© autour d’une stratĂ©gie Ă©lectorale : celle d’un recentrage pour paraitre moins Ă droite que ces dernières annĂ©es (voir Ă ce propos le reportage ci-dessous) . UnanimitĂ© autour de l’Ă©quipe dirigeante enfin : « le temps est Ă la mobilisation et Ă l’union sans faille mĂŞme si nous avons connu des moments difficiles » a indiquĂ© le prĂ©sident du mouvement rĂ©formateur. A la tribune Willy Borsus, Olivier Maingain et GĂ©rard Deprez entouraient Didier Reynders et Richard Miller. Et mĂŞme si le texte peut encore ĂŞtre amendĂ©, le communiquĂ© du parti prĂ©cise qu’il a Ă©tĂ© bien applaudi ce weekend, une sorte d’adoption par acclamation.
Donc,  tout irait de nouveau bien dans la famille libĂ©rale ? Et bien pas tout Ă fait. On ne peut pas Ă©videmment pas rĂ©sumer les dĂ©bats Ă la seule journĂ©e de dimanche. La veille Louis Michel , l’autre poids lourd libĂ©ral, a en effet accordĂ© des interviews dont il a le secret. Mine de rein, l’ancien chef bleu indiquait qu’on n’avait pas besoin du FDF en Wallonie, reconnaissait sans difficultĂ© que oui, son parti avait bien perdu les Ă©lections, et que non bien sĂ»r son ami Didier Reynders ne pourrait pas rester prĂ©sident après 2011 puisque pour ça il faudrait changer les statuts. Une vĂ©ritable piqure de rappel pour indiquer Ă Didier Reynders que malgrĂ© les ovations des militants, il n’est plus totalement libre de ses mouvements. Le tout dit sans agressivitĂ© apparente Louis Michel, vieux routier parmi les vieux routiers, est un maitre de l’art de dire les choses sans les dire vraiment, tout en s’offusquant qu’on l’accuse de les dire, mais en le disant quand mĂŞme, genre « je n’ai jamais dit ça, mais si vous le dites je ne vous contredis pas ».  Louis Michel qui n’Ă©tait pas au congrès de dimanche a aussi  reconnu qu’il participait bien aux rĂ©unions de ce que la presse appelle le groupe renaissance, et qui rassemble ceux qui Ă l’automne dernier avait lancĂ© une grande campagne de contestation interne. Mine de rien l’information du weekend est peut ĂŞtre lĂ . Les libĂ©raux prĂ©parent dĂ©sormais l’après 2011 sĂ©parĂ©ment. Les fidèles de Didier Reynders d’un cotĂ©, le groupe renaissance avec Charles et Louis Michel de l’autre. Le mouvement rĂ©formateur est Ă la base une fĂ©dĂ©ration : on y retrouve les libĂ©raux, le FDF et le MCC de GĂ©rard Deprez. Il faut dĂ©sormais intĂ©grer que la famille libĂ©rale elle mĂŞme s’organise en « famille » ou en « écurie », chaque tendance se regroupant autour de leaders qui ont leur vision leur stratĂ©gie et leurs ambition. Ce que vit le mouvement rĂ©formateur aujourd’hui est Ă ce qu’a vĂ©cu le parti socialiste français : l’apparition de courants, rĂ©els, affichĂ©s, structurĂ©s. Avec une consĂ©quence directe : le prĂ©sident du MR n’est plus comme le sont habituellement les prĂ©sidents de parti du royaume, le seul maĂ®tre Ă bord. S’il veut Ă©viter les avis de tempĂŞte, il est dĂ©sormais condamnĂ©, en permanence Ă tâter le pouls des courants et  à faire la synthèse.
C’est la question centrale posĂ©e par la dernière livraison du  sondage « intentions de vote » rĂ©alisĂ© par l’institut Dedicated Research pour le journal le Soir auprès de 1400 personnes. En Wallonie cette Ă©tude d’opinion conforte les grands Ă©quilibres des Ă©lections rĂ©gionales de juin dernier : socialistes et Ă©cologistes sont stables, MR et CDH en très lĂ©ger recul, mais ce sont des mouvements sur quelques dixièmes de pourcent qui ne sont donc pas rĂ©ellement significatifs. A Bruxelles, lĂ le sondage est plus  surprenant. Si l’on en croit cette Ă©tude et si on avait votĂ© dimanche dernier, le PS redeviendrait le premier parti de la capitale avec 24, 1%, donc en progrès par rapport aux dernières Ă©lections. Le MR avec 22,9% serait en net recul par rapport aux dernières Ă©lections, une perte de 3 points et demi. Le PS numĂ©ro 1 Ă Bruxelles on n’a connu cela qu’une seule fois, c’Ă©tait lors des Ă©lections rĂ©gionales de 2004.
Derrière et Ecolo est en léger progrès alors que le CDH se tasse.
L’explication on la trouve peut ĂŞtre un peu plus bas dans ce sondage : c’est la percĂ©e du parti de Michael Modrikamen et Rudy Aernoudt, le parti populaire.  Ce parti est crĂ©ditĂ© de 3,1% des intentions de vote Ă Bruxelles, contre seulement 0,6% en Wallonie.
A ce stade on pourrait  tirer plusieurs conclusions : d’abord le parti populaire semble s’implanter Ă Bruxelles, il faut rappeler que l’avocat Modrikamen est un bruxellois, son cabinet d’avocat est installĂ© Ă Watermael-Boisfort, ensuite il semble faire en revanche un flop en Wallonie. Attention :  dans le dernier baromètre RTL-La Libre Belgique, le parti populaire avait quand mĂŞme obtenu 3,1 % en Wallonie, vous voyez donc que d’un sondage Ă l’autre les conclusions changent, il faut rester prudent.
Les deux sondages, celui du Soir, et celui de RTL et la Libre s’accordent en revanche pour dire qu’Ă Bruxelles le PP franchi la barre des 3 et dans ces deux sondages aussi le MR est en perte de vitesse. Conclusion logique : le parti populaire prendrait des voix aux libĂ©raux. ET le nouveau positionnement du MR, plus au centre, pourrait accentuer la tendance.  En politique il faut parfois se mĂ©fier de la logique. D’abord parce que les transferts de voix sont toujours très difficiles Ă analyser. Ensuite parce qu’on parle ici d’un sondage dont la marge d’erreur est quand mĂŞme de 4,9%, ce n’est donc pas la bible. Enfin dernier Ă©lĂ©ment, parce qu’il existe en Belgique un seuil de 5% pour dĂ©crocher des Ă©lus. C’est une dĂ©cision qui avait Ă©tĂ© prise après les Ă©lections de 1999 lorsqu’on avait constatĂ© l’Ă©miettement du paysage politique avec l’apparition de nombreuses petites formations, notamment en Flandre.  Ce seuil est applicable pour les Ă©lections fĂ©dĂ©rales mais aussi pour les Ă©lections rĂ©gionales depuis 2004. Tant qu’un parti n’a pas franchi la barre des 5% il n’a droit Ă aucun Ă©lu. Pour l’instant le Parti Populaire peut donc faire peur au Mouvement RĂ©formateur. La peur est un sentiment irrationnel.  Mais tant que le parti populaire n’atteint pas les 5% le danger n’est pas rĂ©el.
Les stratèges  rĂ©formateurs doivent donc, Ă ce stade, s’inquiĂ©ter plus de la progression socialiste que de l’apparition du PP.
C’est un exercice de repositionnement qui avait Ă©tĂ© annoncĂ© par Didier Reynders : le 31 janvier les rĂ©formateurs tiendront un congrès Ă Liège. C’est le lancement du fameux « printemps des rĂ©formes » promis  par leur prĂ©sident alors qu’il Ă©tait en pleine tourmente après le ratage des dernières Ă©lections. Dimanche  les rĂ©formateurs prendront donc  connaissance d’un texte appelĂ© Ă devenir le nouveau manifeste du parti. 5 chapitres,  39 pages au total, rĂ©digĂ©es par Didier Reynders et Richard Miller, titre « mieux pour tous », le nouveau « petit livre bleu ». Un brĂ©viaire du libĂ©ralisme selon St Didier oĂą les auteurs plaident pour  « une sociĂ©tĂ© ouverte, fondĂ©e sur des valeurs, dans le respect des personnes et visant une croissance durable. » Vous venez de lire quelques concepts clef : ouverture, respect, croissance durable. Mine de rien le duo Reynders-Miller a dĂ©cidĂ© de sortir du libĂ©ralisme de papa ; autrefois un manifeste libĂ©ral c’Ă©tait libertĂ© d’entreprendre, valorisation du travail, dĂ©fense des indĂ©pendants et crĂ©ation de richesse par les entreprises. Ces notions n’ont pas disparu, mais elles sont sĂ©rieusement nuancĂ©es et encadrĂ©es,  et dans « mieux pour tous » on parle beaucoup plus  d’Ă©galitĂ© des chances de respect et de pluralisme religieux que de libĂ©ralisme pur et dur.
Exemple : pour pouvoir baisser les charges sur le travail les rĂ©formateurs « s’engagent Ă prĂ©lever des moyens nouveaux sur les transactions financières ».  C’est Ă©crit en toutes lettres.   Cela signifie bien crĂ©er une taxe sur les mouvements boursiers, c’est un discours nouveau.
On remarquera aussi une dĂ©fense de la sĂ©curitĂ© sociale, que pourraient approuver bien des socialistes,   une charge contre le populisme, c’est le parti populaire de Michael Modrikamen qui est sans doute visĂ©, une dĂ©fense des francophones de la pĂ©riphĂ©rie, signe que le FDF d’Olivier Maingain est toujours influent, et l’apparition d’un nouveau slogan, celui du « Juste Etat ».
Vous avez bien compris, il y a des passages de cet appel qui sonnent plus Ă gauche que ce qu’on a l’habitude d’entendre chez les libĂ©raux. Le signe que Didier Reynders essaye de repositionner le MR au centre.  L’ambition est claire : reprendre des Ă©lecteurs au CDH et pourquoi pas au parti socialiste. S’ouvrir pour ne pas pĂ©rir, le prĂ©sident du MR prĂ©pare l’Ă©chĂ©ance 2011 et sait qu’il doit dĂ©sormais contrer un pĂ©ril qui lui couterait vraisemblablement sa prĂ©sidence : celui de voir l’Olivier s’imposer aussi au fĂ©dĂ©ral.
 Didier Reynders tire donc son parti vers la gauche, ce qui, Ă priori, devrait donner satisfaction Ă ceux qui au sein du MR avait Ă©tĂ© très critiques Ă la fin de l’annĂ©e dernière. Ceux qu’on a appelĂ© le groupe renaissance avaient critiquĂ© l’isolement de Didier Reynders. Ce nouveau texte sur le fond leur donne raison, puisqu’il permet aux libĂ©raux de ne pas s’enfermer dans le libĂ©ralisme. Sur la forme c’est une autre histoire. L’appel « mieux pour tous » a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© par les journaux « le Soir » et la « Dernière Heure » samedi, il a Ă©tĂ© mis en ligne sur internet dimanche… du coup les contestataires toussent : quand on veut pouvoir dĂ©battre d’un texte il ne faut pas commencer par le publier tel quel. Pour caricaturer, Reydners  dit donc oui Ă l’ouverture au centre.  Pour rĂ©-intĂ©grer les rebelles il faut attendre un peu.
Richard Fournaux a annoncĂ© ce jeudi matin qu’il se met dĂ©sormais en congĂ© de ses responsabilitĂ©s politiques au sein du MR et du MCC, aux niveaux local, provincial et rĂ©gional. Il fait de mĂŞme en ce qui concerne sa vice-prĂ©sidence du MCC. Il ne dĂ©missionne cependant pas de sa fonction de bourgmestre.
Le bourgmestre de Dinant a toutefois prĂ©cisĂ© que dans le cadre de ses fonctions, il s’abstiendra de tout contact personnel avec les autoritĂ©s judiciaires. Par consĂ©quent, il procĂ©dera aux dĂ©lĂ©gations qui s’imposent, dans le respect strict de la loi, ce qui signifie en clair qu’il ne devrait plus prĂ©sider le conseil de police. Enfin, le bourgmestre dinantais a annoncĂ© qu’il ne communiquera Ă l’avenir plus sur le dossier du casino de Dinant. Ce sont ses avocats, Me Remy et Causin, qui s’en chargeront dorĂ©navant.
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Ce matin, devant les journalistes Richard Fournaux refusait tout interview. Histoire d’Ă©viter cette question dĂ©rangeante sans doute : dĂ©missionner de la vice-prĂ©sidence du MCC n’est-ce pas un peu peu ? Toute l’ambiguitĂ© rĂ©side dans l’expression “se mettre en congès de ses fonctions politiques”. A ce stade toute les interprĂ©tations sont possibles, y compris imaginer que Richard Fournaux aille Ă l’avenir sièger avec Anne-Marie Lizin sur le banc des sĂ©nateurs indĂ©pendants. A ce stade le conseil de vigilance du MR prĂ©vu lundi prochain est maintenu… il n’est pas exclu que ce soit Ă ce moment lĂ que l’on en apprenne plus sur les consĂ©quences concretes d’une dĂ©cision prise Ă la demande de la prĂ©sidence du mouvement rĂ©formateur.
Le printemps des rĂ©formes, c’est le nom donnĂ© par les libĂ©raux Ă l’opĂ©ration de renouveau du mouvement rĂ©formateur, a Ă©tĂ© lancĂ© hier soir Ă Uccle.  Officiellement il s’agit de toiletter le manifeste rĂ©formateur, de rajeunir la doctrine libĂ©rale.  Mais après les dissensions internes de ces dernières semaines l’opĂ©ration a pris une autre ampleur. RĂ©nover la doctrine c’est montrer que le parti bouge et donner des gages aux opposants interne. Le printemps des rĂ©formes est donc dĂ©jĂ en route, il a dĂ©sormais lieu en plein hiver, et se concrĂ©tisera par deux congrès, l’un en janvier, l’autre rĂ©ellement au printemps. Pour prĂ©parer ces congrès des rĂ©unions de travail vont donc ĂŞtre organisĂ© dans chaque arrondissement. RĂ©unions discrètes, elles sont rĂ©servĂ©es aux membres et ne sont pas annoncĂ©es Ă la presse. Hier donc, première rĂ©union au centre culturel Ă Uccle. Cela a durĂ© un peu plus de deux heures. Au centre de la tribune Didier Reynders bien sĂ»r, entre les deux rĂ©gionaux de l’Ă©tape Françoise Bertieaux et Armand De Decker. Sur les cotĂ©s, Richard Miller et Willy Borsus. C’est la première info de la soirĂ©e, le vice prĂ©sident imposĂ© par les contestataires a donc bien Ă©tĂ© invitĂ© Ă participer au dĂ©bat, mĂŞme s’il a Ă©tĂ© relĂ©guĂ© sur les cotĂ©s de la tribune. Hier soir la salle bruxelloise a donc plaidĂ© pour que le MR se transforme en grand mouvement populaire de centre droit et on a notamment parlĂ© de l’implication des jeunes en politique. Les militants sont invitĂ©s Ă dĂ©poser leurs propositions d’amendements via internet, 600 propositions auraient Ă©tĂ© enregistrĂ©es  à ce jour.  Le MR a programmĂ©  13 rĂ©unions de ce type. La dernière aura lieu le 18 dĂ©cembre en Brabant Wallon. Ce sera sans doute la plus dĂ©licate, car la plupart des f”rondeurs” comme on les appelle viennent de cette province. Le lieu de cette dernière rĂ©union n’est d’ailleurs pas encore prĂ©cisĂ©…. ce sera Ă Wavre ou à Jodoigne ?
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La photo ci-dessus a été postée sur Twitter par Geffroy Coomans de Brachène.
C’est un thème sur lequel les libĂ©raux francophones sont prolixes ces derniers jours : il n’y a pas de raison de rĂ©server le 16 rue de la loi Ă un membre du CD&V. Rien ne dit qu’un francophone ne pourrait pas occuper cette fonction et depuis la fin cartel entre le CD&V d’Yves Leterme et la NVA de Bart de Wever les sociaux chrĂ©tiens ne sont plus la première famille politique au parlement. Les libĂ©raux sont plus nombreux, et comme le mouvement rĂ©formateur pèse plus lourd que l’Open VLD Didier Reynders devrait pouvoir ĂŞtre premier ministre. En apparence la dĂ©monstration est limpide, logique presqu’Ă©vidente. Ce serait oublier deux donnĂ©es fondamentales : la première c’est que le groupe CD&V et le groupe MR pèsent le mĂŞme poids : 23 membres chacun. Au sĂ©nat le CD&V compte un siège de plus. Si le MR parle donc de famille c’est pour prendre en compte les libĂ©raux flamands qui pèsent, c’est vrai plus lourd que le CDH.
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La seconde c’est que le poste de premier ministre nĂ©cessite un consensus. Pour revendiquer ce poste le MR peut compter sur un soutien poli du VLD les libĂ©raux flamands, sans plus : on connaĂ®t des VLD qui ne diront jamais devant leur opinion publique qu’ils souhaitent confier les plus hautes responsabilitĂ©s de l’Ă©tat Ă un francophone. On en connaĂ®t mĂŞme qui, au nom de BHV, dĂ©fendront le point de vue inverse, et ni le CDH ni le PS ne vont mettre leur poids dans la balance.   La vĂ©ritĂ© c’est que l’attribution du poste de premier ministre n’obĂ©it pas Ă une règle bien dĂ©finie qui serait figĂ©e dans la constitution ou les usages,  mais bien Ă un rapport de force qui se met en place au moment des nĂ©gociations gouvernementales. Cette nĂ©gociation a dĂ©jĂ eu lieue Ă trois reprises, pendant l’orange bleue puis au moment de la dĂ©signation d’ Yves Leterme et enfin au moment de son remplacement par Herman Van Rompuy. A ces trois reprises l’idĂ©e d’un premier ministre libĂ©ral francophone a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e puis rapidement abandonnĂ©e. Bref la candidature de Didier Reynders est loin d’ĂŞtre incontournable. C’est plutĂ´t Ă ce stade une hypothèse. L’avantage de cette candidature c’est qu’elle resserre les rangs au Mouvement RĂ©formateur. Les libĂ©raux toutes tendances confondues ont intĂ©rĂŞt Ă la dĂ©fendre. D’abord parce qu’avoir un premier ministrable dans vos rangs cela fait du bien au moral. Cela rappelle  qu’aux dernières Ă©lections lĂ©gislatives le MR s’Ă©tait mieux comportĂ© que le PS. Ensuite parce qu’Ă peine sortis d’une pĂ©riode de turbulence interne, les libĂ©raux resserrent les rangs depuis hier. Un parti qui soutient son prĂ©sident c’est Ă©videmment plus positif qu’un parti qui se dĂ©chire, par exemple sur la possibilitĂ© qu’auraient ou pas certaines de ses composantes Ă s’installer en Wallonie. Enfin dernier Ă©lĂ©ment, revendiquer ce poste aujourd’hui c’est se mettre en position d’obtenir autre chose demain. Il pourrait y avoir dans les prochaines semaines deux autres nĂ©gociations: le poste de ministre des affaires Ă©trangères, si Yves Letreme devient ministre, et puis surtout les nĂ©gociations communautaires. Des nĂ©gociations pourraient revenir plus vite que prĂ©vue. Si on change de premier ministre il n’est pas exclu que la question des concessions que seraient prĂŞts Ă faire les uns et les autres soient très rapidement posĂ©e. Yves Leterme par exemple, si on a bien dĂ©codĂ© ce qui se disait lundi au bureau du CD&V, pourrait mĂŞme souhaiter que ces engagements soit un prĂ©alable Ă son retour au 16.
C’est une polémique qui risque de connaître un nouveau rebondissement ce week end. Demain samedi Olivier Maingain a prévu de se déplacer à Liège. Il participera à une réunion avec des militants liégeois du FDF. L’enjeu : évoquer la création d’un FDF liégeois. Liège c’est la ville de Didier Reynders, c’est aussi celle de Christine Defraigne, je vous renvoie donc à la lecture de mon billet précédent. Coté FDF on minimise : cette réunion n’est pas une déclaration de guerre contre les libéraux. Mais on indique aussi qu’on n’a pas l’intention de reculer.
 Petit tour sur le site internet du FDF : vous constaterez que ce site propose désormais 3 pages : une pour le FDF à Bruxelles, une  pour le FDF dans la périphérie bruxelloise, et une page pour le FDF en Wallonie. « Notre parti a toujours tendu la main à des partenaires wallons soucieux d’affirmer une solidarité avec Bruxelles.. Réunir Bruxelles et la Wallonie dans une communauté de destin, dans un Etat Wallonie-Bruxelles fort et affirmé est de longue date une priorité du FDF » peut-on lire sur ce site où vous découvrirez également que le FDF a déjà désigné des responsables locaux wallons, un par province. Vous pouvez même trouver leur nom et leur numéro de téléphone. Si c’est vrai que le FDF était déjà présent depuis longtemps en BW, l’arrivée d’un parti historiquement centré sur BXL dans toutes les provinces de Wallonie  est une nouveauté. A tel point que le parti a du modifier ses statuts en juin dernier pour faciliter ce développement wallon. Juste après les élections c’était passé inaperçu. La mise en pratique de ce développement risque de faire beaucoup de bruit./ Maintenant que la mèche wallonne est allumée la présence du FDF au sein du MR ressemble à un bâton de dynamite.
Christine Defraigne était l’invité de Pascal Vrebos ce jeudi matin sur Bel RTL. L’interview mérite qu’on s’y arrête. Car si d’emblée de jeu la sénatrice affirme que « les choses sont en bonne voie d’apaisement »  au sein du mr, elle a aussi dressé ce qui ressemble fort à une feuille de route des contesta ires de Didier Reynders « il y a encore l’un ou l’autre dossier ouvert, comme par exemple FDF en Wallonie ». Le message radiophonique au président peut être résumé en trois points.
1. L’implantation du FDF en Wallonie est donc considéré comme un casus-belli. L’ancienne chef de groupe va jusqu’à préciser qu’un vote peut être envisagé sur la question. En clair les contestataires attendent de Didier Reynders qu’il calme les appétits d’Olivier Maingain en terre wallonne.
2. Willy Borsus a été qualifié lors de cette interview de « co-président ». Le terme a même été utilisé à plusieurs reprises histoire de souligner que les contestataires n’entendent pas être roulés sur la marchandise. Ils estiment que leur représentant doit désormais avoir une grande marge de manœuvre. Lui donner du « co-président » c’est tenter de le mettre, par le biais de cette appellation, au même niveau que Didier Reynders…. Alors que le président du MR en qualifiant Willy Borsus de « 4ième vice président » minimisait ces derniers jours la portée de ce réaménagement de l’équipe dirigeante.
3. La tonalité générale reste celle d’une confrontation larvée. La grande réconcialiation bleue n’a pas encore eu lieue.
Si vous Ă©coutez bien ce que disent Didier Reynders et ses partisans depuis plusieurs jours, si vous lisez attentivement ses communiquĂ©s, il y a un terme qui revient sans cesse : apaisement. Ce mot a encore Ă©tĂ© utilisĂ© avant et après la rĂ©union d’hier soir. En politique, surtout en situation de cirse, les mots ne sont jamais utilisĂ©s au hasard. Apaisement cela veut dire qu’il ya du tumulte, des tensions, des rancĹ“urs, et que cette situation est jugĂ©e inconfortable. Apaisement cela veut dire que l’ordre naturel des choses n’est pas celui que l’on connaĂ®t aujourd’hui et qu’il faut revenir Ă une situation plus calme, plus sereine, en un mot plus normale. Apaisement cela veut dire que Didier Reynders reconnaĂ®t que  le MR connaĂ®t une poussĂ©e de fièvre, mais qu’après quelques tisanes le malade devrait guĂ©rir facilement. Apaiser n’est pas rĂ©volutionner : ceux  qui attendent une opĂ©ration Ă cĹ“ur ouvert en demande un peu trop. En martelant ce terme, Didier Reynders n’a pas quittĂ© sa position de prĂ©sident de parti et indique qu’il s’estime toujours en position d’arbitre, au dessus de la mĂŞlĂ©e et pas engagĂ©e lui mĂŞme dans un corps Ă corps ou tous les coups seraient permis.
Ce discours s’accompagne d’une mĂ©thode. Didier Reynders ne s’est pas contentĂ© de recevoir une dĂ©lĂ©gation de contestataires, comme cela lui a Ă©tĂ© demandĂ©. Il a indiquĂ© qu’il souhaitait recevoir plusieurs dĂ©lĂ©gations, qu’il allait consulter, je cite, des personnes expĂ©rimentĂ©s et que cela allait s’Ă©taler sur plusieurs jours. Bref les contestataires demandaient une rĂ©union, Didier en propose plusieurs. C’est lĂ aussi une manière de montrer qu’on garde le contrĂ´le, que le prĂ©sident a acceptĂ© de voir ceux qui le souhaitaient mais qu’il garde la capacitĂ© de choisir ses interlocuteurs. Surtout Didier Reynders fait passer l’idĂ©e qu’il y a 2 camps, que ce n’est pas lui contre le reste du monde libĂ©ral. Au lieu d’ĂŞtre l’accusĂ©, il se pose en mĂ©diateur. Choix des mots, choix de la mĂ©thode, avec ces deux Ă©lĂ©ments Didier Reynders essaye donc de faire passer l’idĂ©e qu’il est toujours le patron. Selon les derniers dĂ©compte la lettre des contestataires comme on l’appel aurait franchit le cap des 200 signatures, celle qui appelle Ă soutenir le prĂ©sident du MR en serait Ă 150.