Le PS relaiera l’émotion syndicale
C’est une manifestation qui pourrait être importante, les syndicats attendent, malgré le froid, malgré la neige entre 20 et 30 000 personnes ce vendredi à Bruxelles. Mot d’ordre général : une manifestation pour l’emploi et le respect. Qu’on en vienne à manifester sur des valeurs indique bien l’éxaspération d’une partie du monde du travail. Les trois syndicats qui agissent en front commun, dénoncent bien sûr la fermeture d’Opel Anvers, on s’attend à ce que la délégation d’Opel soit très importante, mais ils soulignent la dégradation de ‘l’emploi d’une manière générale depuis le début de l’année.
Quelles sont les revendications précises des manifestants ? Il y en a 6. Il y a certaines qui sont très floues « relancer ou créer l’emploi » ou encore « mettre un terme au dupming à l’égard des travailleurs ». On est là plutôt dans le registre du slogan. Il y a qui sont un peu plus précises. Les trois syndicats vont par exemple demander un moratoire du système actuel de contrôle de disponibilité des chômeurs. Ce qu’on a parfois appelé la chasse aux chômeurs. Ca les hommes politiques n’y sont pas tout à fait insensibles. Quand l’Onem procède à l’éxclusion d’un chômeur la plupart du temps le chômeur en question se retrouve au CPAS. On estime que ce glissement de l’aide coût environ 20 millions au CPAS et donc aux communes.
Autre revendication précise, la liaison des aides publiques au maintien et à la création d’emploi. En clair cela veut dire qu’une entreprise qui touche des aides comme par exemple des exonérations de cotisation dans le cadre de l’aide à l’embauche des jeunes non qualifié, le « plan Milquet », cette entreprise devrait rembourser si elle annonce quelques mois plus tard des licenciements. Les syndicats mettent en avant Inbev qui a pu économiser 70 millions grâce au système des intérêts notionnels, ou Arcelor-Mittal, qui a touché plus d’un milliard d’aide avant de licencier 1500 personnes.
Sur ces dossiers les syndicats ne sont pas seuls. Parmi les manifestants ce midi on retrouvera probablement des parlementaires. Ecolo a annoncé qu’il participerait à la manif et le groupe socialiste à la chambre a déposé en une semaine deux propositions de loi qui supprimeraient les avantages fiscaux des entreprises qui licencient. Une première proposition générale il y a une semaine, avec la députée Camille Dieu. Une autre proposition plus précise déposée hier par Marie Arena et Alain Mathot rapporte le journal l’Echo. Celle-ci prévoit de retirer les déductions pour l’investissement à risque, c’est ce qu’on appelle les intérêts notionnels, si une entreprise licencie sans être en difficulté. Le texte envisage cependant que si l’entreprise revient sur sa décision de licencier, elle retrouve alors son avantage fiscal.
Le fait que les syndicats mobilisent aujourd’hui, et le fait que certains partis relayent donc  leur préoccupation au parlement, indique d’abord qu’il y a une inquiétude, vis à vis de la situation sociale. L’an dernier il ya eu 29 000 chômeurs de plus. Ce n’est peut être pas fini. Le journal la Libre Belgique par exemple a fait le décompte : dans les grandes entreprises 6600 emplois supprimés rien qu’au mois de janvier. Le fait que les syndicats et une partie de la majorité avancent au même moment sur les mêmes thèmes indique aussi que le grand débat droite-gauche va probablement reprendre dans les prochains jours soit au parlement, soit au sein du gouvernement. Elio di Rupo avait d’ailleurs donné le ton lors de ses voeux à la presse ces derniers jours : insister sur l’impact social de la crise et souligner les différences entre libéraux et socialistes sur cette thématique. Le grand clivage est donc de retour.
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Update à 18 heures : 30 000 personnes étaient dans les rues de Bruxelles (27 000 selon la police, 35 000 d’après les syndicats). Quand à la proposition de demander le remboursement des aides en cas de licenciement Catherine Fonck a indiqué que le CDH”serait ravi qu’on puisse enfin en discuter”. Le MR, par la voix de Daniel Bacquelaine, indique qu’il ne signera pas la proposition socialiste. ” C’est une proposition de loi de circonstances et il est toujours mauvais d’adopter de tels textes” a-t-il indiqué à l’agence Belga.


On ne pense qu’a supprimer les intérêts moratoires je pense que c’est une grave erreur mais ne veux ci dessous qu’apporter certains éléments. La création d’une société crée des frais liés à l’existence de l’entreprise ou de son développement et non directement occasionnés pour produire de la valeur ajoutée.
Ces frais retarde la première distribution de dividendes, or la plupart des fonds de placement doivent eux même distribuer des dividendes à leurs actionnaires qui généralement demandent un rendement rapide. Ces fonds priligeront donc des entreprises qui génèrent rapidement des dividendes
Ce qui me trouble c’est que ce soit un conseiller aux finances Monsieur Christian VALENDUC qui propose via les médias une meilleure solution pour l’utilisation des intérêts notionnels
Pourquoi n’en parle-t-il pas directement aux services du ministère des finances
On reproche à la BNB d’avoir utilisé les intérêts notionnels pour distribuer plus de dividendes ce qui n’est même pas prouvé
L’actionnaire principal de la BNB est l’Etat et il veut recevoir régulièrement des dividendes.
la BNB est une banque différente des autres car elle crée elle même les liquidités en monnaie nationale. Dans sa mission de contribution à la stabilité du système financier elle doit fournir des liquidités d’urgence garanties par l’Etat. A ce titre elle est intervenue à maintes reprises en 2008 et devait renforcer ses fonds propres