Les bourgmestres s’organisent
La confĂ©rence des bourgmestres de Bruxelles a dĂ©cidĂ© que la sĂ©curitĂ© sera le seul dossier Ă l’ordre du jour de sa prochaine rĂ©union. Celle-ci aura lieue mercredi 10 fĂ©vrier, donc dans 7  jours Ă l’hĂ´tel de ville de Bruxelles. La confĂ©rence des bourgmestres est une rĂ©union dont on parle assez peu souvent. Elle permet aux 19 bourgmestres de la rĂ©gion bruxelloise d’aborder les problèmes de collaboration entre communes, histoire d’harmoniser des dĂ©cisions des uns et des autres. On y parle par exemple des places de parking ou du prix des horodateurs. Cela permet aussi de faire valoir l’intĂ©rĂŞt des communes bruxelloises face aux dĂ©cisions prises par la rĂ©gion. Cette confĂ©rence a en thĂ©orie lieue tous les 15 jours. La dernière fois qu’elle avait attirĂ© l’attention du grand public c’Ă©tait en 2007 lorsqu’elle avait invitĂ© les 6 bourgmestres des communes Ă facilitĂ© autour de Bruxelles. La confĂ©rence des bourgmestres avait alors estimĂ© qu’on ne pourrait pas scinder Bruxelles Hal Vilvorde sans organiser au prĂ©alable un rĂ©fĂ©rendum dans les communes concernĂ©es. Cela avait du bruit, et cela avait donnĂ© une belle photo : voir cĂ´te Ă cĂ´te en confĂ©rence des presse, des personnalitĂ©s bruxelloises comme Didier Gousin, Bernard Clerfaydt, Martine Payfa, HervĂ© Doyen, Freddy Thielemans et Philippe Moureaux, tous bourgmestres, qui dĂ©fendent tous le mĂŞme texte cela a Ă©videmment un certain poids.
Dans 8 jours les bourgmestres bruxellois vont donc faire connaĂ®tre leur point de vue sur les questions de sĂ©curitĂ©. Ce ne sera pas anodin. On l’a rappelĂ© hier les bourgmestres sont en première ligne en matière de sĂ©curitĂ©, notamment parce qu’ils ont en charge l’organisation des zones de police. La police de proximitĂ© c’est eux. Dans une semaine ces bourgmestres vont donc probablement demander plus de moyens. Ils diront ce qu’ils pensent d’une potentielle fusion des zones de police, et ils demanderont probablement qu’on renforce les services d’appui, ces rĂ©serves de policier qu’on peut appeler en cas de coup dur. Probablement aussi ils diront que le travail des policiers doit pouvoir ĂŞtre suivi d’une justice plus rapide. MĂŞme si une partie de ce discours est donc très prĂ©visible, il faudra quand mĂŞme y prĂŞter attention. C’est que la confĂ©rence des bourgmestres qui regroupe 9 libĂ©raux ou FDF, 8 socialistes et 2 CDH n’est pas une assemblĂ©e politique comme les autres. Si tous ces bourgmestres rĂ©ussissent Ă se mettre d’accord sur un thème sensible comme la sĂ©curitĂ©, la position qu’ils dĂ©gageront sera sans doute la position qui sera la plus proche de ce que demande les policiers locaux. Normal les bourgmestres dans ce dossier, sont Ă la fois les patrons des policiers et aussi les responsables qui sont en première ligne face Ă la critique des citoyens. Comme leur confĂ©rence est un outil purement consultatif, cela pourrait, paradoxalement, lui donner un certain poids.


Et dans ces huit jours, qu’est-ce qui se passera? On a besoin d’une rĂ©action au niveau des communes dans huit minutes, pas huit jours.