2010 : le défi de l’emploi
A n’en pas douter, 2010 sera une année importante sur le front de l’emploi en Belgique. La conjoncture ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices, et le rebond passager des indicateurs ne doit pas occulter les mois pénibles qui s’annoncent.
Je vous avais déjà parlé, dans un billet précédent, du défi de la dette. Avec un déficit frôlant les 20 milliards d’euros en 2009, la dette de la Belgique devrait atteindre les 100% du PIB dans le courant de cette année. Jusqu’à quel point faut-il s’en inquiéter ? Les économistes Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, réputés pour leur analyse historique des crises, estiment qu’au-delà de 90% du PIB, la dette publique réduit automatiquement la croissance de 1%. L’impact est d’autant plus fort que la dette extérieure (l’appel aux investisseurs étrangers) est important : franchie la barre des 60% du PIB, la croissance est réduite non pas de un, mais de deux pourcents. Si l’on en croit les prévisions du FMI, la Belgique devrait connaître cette année une croissance de 0,8% et un taux de chômage aux alentours des 9%.Historiquement, l’emploi est toujours le premier à trinquer en cas de crise. Bruxelles aura vu le nombre de chômeurs dépasser la barre des 100.000 en août 2009. Face au constat et à l’approche de nouvelles négociations interprofessionnelles, certains commencent déjà à sortir la grosse artillerie. Cette semaine, la FGTB a frappé fort en proposant l’instauration de… la semaine des quatre jours ! Mesure, disons-le tout de go, irréaliste, ruineuse et contre-productive : le sophisme d’une masse fixe de travail est dénoncé depuis longtemps par les économistes. Je me demande même si, à la FGTB, on envisage sérieusement cette idée ou s’il ne s’agissait, comme l’écrit l’UCM dans un communiqué que d’un “ballon d’essai crevé”.
Le gouvernement a prolongé les mesures exceptionnelles de crise jusqu’en juin 2010. En parallèle, de nouvelles mesures fiscales se feront également sentir sur les entreprises (GSM et véhicules professionnels, notamment). Bilan ? Pour l’UCM, il est négatif :
Si les bains de sang social médiatiques se feront plus rares en 2010, il est à craindre une explosion des petites faillites silencieuses.
En Belgique, 97% des entreprises emploient moins de 50 personnes. Les PME représentent plus de la moitié de l’emploi total. Selon le mouvement patronal, “différentes sources autorisées” prévoient 75.000 pertes d’emploi au cours des douze prochains mois.
Bienvenue en 2010.
(Illustration : Deligne. )


Cette étude fait poser plus de question qu’elle n’en résout (en fait la relation de l’étude par le journal)
Pourquoi ce chiffre fatidique de 90% ?
Quand on regarde le tableau accompagnant l’article ( http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f2f9a12a-fbd4-11de-8185-04da912e16fd/ ) on voit que certains pays ont une croissance plus grande quand la dette passe de 30 ) 60% et que pour d’autres, c’est l’inverse…
De plus, on n’y parle que de corrélation. Aucun test pour déterminer s’il y a une relation de cause à effet.
Enfin je suppose qu’une corrélation entre le niveau de dépenses publiques et la croissance serait plus intéressante.
Même si les études ne vont pas tout à fait dans le même sens (une étude PWc indique qu’il n’y a pas de corrélation et une étude de Workforall montre la corrélation inverse: plus les dépenses publiques sont élevées, moins la croissance l’est).
Si quelqu’un a une référence démontrant que les dépenses publiques ont un impact positif, je suis preneur: c’est le discours constant pour augmenter nos impôts et jamais dans la littérature je n’ai lu que ce postulat était vérifié.
Si les conclusions de Workforall sont exactes, il est clair que les impôts doivent baisser et les dépenses publiques encore plus…
http://www.economiques.eu/actualite/etre-et-devenir-citoyen/pression-fiscale.htm
@Xavier : des chiffres se manipulent aisément, la preuve : on réussit à trouver 4.3 millions pour sauver Haîti d’un côté, et de l’autre, on vole l’argent des pensions public pour sauver des banques privées qui ne sont même plus belges, on “casse du chômeur” belge, qui a acquis ce droit par ses études ou son travail, alors que certains immigrés au cpas ont un train de vie scandaleux, parce qu’ils ramassent plus à l’aide sociale et qu’ils trafiquent dans l’illicite. C’est étonnant, tout cela, mais, du boulot, il va y en avoir : attendez l’annonce d’une guerre, et tout le monde en aura, du boulot : dans les usines d’armement : là encore, on trouvera bien les milliards nécessaires pour faire tourner ces usines à plein tube (qui profiteront encore aux mêmes élites qui financent les deux camps adverses), et pour engager troupes et personnel, car il est plus rentable, rapide, et facile pour les élites, de liquider les gens, plutôt que de trouver des solutions à des “charges” qui “polluent” leur paysage, et leur belle “image publique”, de surcroît. (véridique, quand on entend certains discours axés “écolo”, ou “new age”, tous partis confondus, “scientifiques” à l’appui, c’est une manière plus “polie” de dire ça).
@Xavier (suite) : ces “chiffres” font plutôt peur : si la dette (extérieure, surtout), dépasse, fût-ce d’un peu plus que la moitié du pib, et bien, on peut dire qu’il n’y a plus de Belgique (ce qui est logique et visible, déjà : peu, ou plus de grosses entreprises nationales sur le sol belge : elles ont toutes été achetées par des opa, et/ou des “fusions” et rachats successifs). Le Belge, et la “Belgique” n’existent plus : ils appartiennent maintenant à autre chose, qui fait bien plus peur, et qui s’annonce tout doucement : le “diktat” européen sous la “schlague” de l’onu, mais on tarde à en faire l’annonce, ou même à évoquer ce sujet dans les médias, car cela provoquerait une panique générale, une “ruée” sur les marchandises de première nécessité, et un “chaos total” avant même l’arrivée en masse d’unités de “maintien de l’ordre” (en ce sens, l’idéal, si cela devait arriver, ce serait de faire des stocks de nourriture non périssable, se barricader chez soi, et s’armer pour faire façe et se protéger, au lieu de prôner la “non violence” en restant le cul dans le fauteuil, pour ensuite se retrouver désarmés, et “parqués” comme du bétail dans des prisons, ou des camps d’”aide humanitaire” genre frontière de l’Afghanistan, ou, plus modernes, camps “FEMA” du “patriot act” Américain, destinés à “parquer” toute leur population en cas de “crise majeure”), et aussi, parce que les “importés” qui ont l’habitude de ce genre de violences, et de situations particulières, sont “taillés pour”, et ne vont pas se gêner pour se regrouper et piller nos biens en cas de chaos total, et là , on ne fera pas le poids, face à des gens “rompus à tout”.