Conso
Il Ă©volue au mĂŞme rythme que notre mode de vie. Le cĂ©lèbrissime “panier de la mĂ©nagère” a changĂ© de composition, ce 1er janvier 2010. Il contient dĂ©sormais 520 services ou produits, contre 518 l’annĂ©e passĂ©e. Les nouveaux venus sont au nombre de cinq : les lampes Ă©conomiques, les GPS, les disques durs externes, les maisons de repos et, plus singulièrement, les abonnements de fitness. Ils prennent la place de biens de consommation tombĂ©s en dĂ©suĂ©tude auprès du citoyen lambda : les imprimantes Ă encre, les lampes Ă incandescence et les paquets software.
Le “panier de la mĂ©nagère”, c’est le nom habituellement donné à  ce que l’on appelle l’indice des prix Ă la consommation. InstaurĂ© en 1919 par le ministre de l’Industrie de l’Ă©poque, Joseph Wauters (beaucoup de rues de Wallonie portent son nom), il sert Ă mesurer l’Ă©volution des prix des principaux biens de consommation. A l’Ă©poque, il ne comprenait que 56 produits. En 1994, l’indice des prix Ă la consommation salue la naissance de son petit frère : l’indice-santĂ©, version “light” du panier de la mĂ©nagère, puisqu’on en retire le tabac, l’alcool et les carburants. Lire la suite
NouveautĂ© 2010 : le transport ferroviaire des voyageurs s’ouvre Ă la concurrence. Il s’agit d’une consĂ©quence de l’entrĂ©e en vigueur du “troisième paquet” adoptĂ© par l’Union EuropĂ©enne en 2007. A partir de ce 1er janvier, plus rien n’interdit donc Ă Â la sociĂ©tĂ© X ou Y de mettre en service des trains sur les rĂ©seaux ferroviaires europĂ©ens. Objectifs avouĂ©s : amĂ©liorer le confort et le service aux passagers, gĂ©nĂ©rer une concurrence, crĂ©er de l’emploi.
En pratique, cela ne veut pas dire que, du jour au lendemain, les trains vont arriver Ă l’heure. Les choses sont un peu plus compliquĂ©es. Les lourdeurs administratives, les investissements requis, les incertitudes pesant sur le marchĂ©, vont ralentir l’arrivĂ©e de la concurrence. Et puis, on imagine que les entreprises publiques ne se laisseront pas dĂ©possĂ©der si facilement de leur monopole. Les rĂ©seaux resteront leur propriĂ©tĂ©, ce qui risque de donner lieu Ă des scĂ©narios malheureusement rĂ©pĂ©titifs outre-Manche : des trains de compagnies privĂ©es circulant sur un rĂ©seau vieillot et soumis aux humeurs des syndicats de cheminots. Comme l’a montrĂ© Allister Heath, ces semi-libĂ©ralisations engendrent une panoplie d’effets secondaires, dommageables pour les autoritĂ©s publiques qui les ont mises en oeuvre… et pour les voyageurs. J’en ai vĂ©cu l’amère expĂ©rience, il y a quelques annĂ©es, en passant la nuit sur le sol dur de Victoria Station dans l’attente d’un Eurostar qui n’est apparu qu’Ă l’aube. Lire la suite
Au mĂŞme titre que la construction, la consommation d’Ă©nergie reprĂ©sente un excellent baromètre pour juger de l’activitĂ© Ă©conomique d’un pays. Les derniers chiffres publiĂ©s par Synergrid (fĂ©dĂ©ration belge des gestionnaires du rĂ©seau de l’Ă©lectricitĂ© et du gaz) tombent donc Ă pic. Ils rĂ©vèlent, pour 2009, une consommation d’Ă©lectricitĂ© en baisse de 6% par rapport Ă 2008.
C’est surtout chez les clients industriels que la diminution se fait le plus sentir: -16%. Ce qui est encourageant, c’est que l’activitĂ© a repris petit Ă petit Ă la fin de cette annĂ©e, avec des mois de novembre et de dĂ©cembre moins catastrophiques qu’en 2008.
Deux autres tendances peuvent être relevées :
- L’explosion de la production “dĂ©centralisĂ©e” d’Ă©lectricitĂ© (+20%, mais on venait de très bas) s’explique par le subventionnement des panneaux solaires et photovoltaĂŻques. Aujourd’hui, 5% de l’Ă©lectricité transportĂ©e sur le rĂ©seau belge est d’origine “solaire”.Â
- La Belgique a exportĂ© 80% d’Ă©lectricitĂ© de plus en 2009 par rapport Ă l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, en raison de la forte demande en provenance de France. Si l’on retire les TWh importĂ©s, on constate malgrĂ© tout que la Belgique Ă©tait, cette annĂ©e, exportatrice nette d’Ă©lectricitĂ©. Lire la suite
Belgacom accusĂ© d’abus de position dominante. Le Conseil de la Concurrence Ă©pingle l’opĂ©rateur de tĂ©lĂ©coms pour ses tarifs trop Ă©levĂ©s. Cette fois-ci, c’est Tele2 qui a plantĂ© la banderille. L’opĂ©rateur a portĂ© plainte contre l’offre « Happy Time » de Belgacom, lancĂ©e le 1er juin 2005. Dans un rapport, l’auditorat du Conseil de la Concurrence estime que cette offre, combinĂ©e aux tarifs Ă©levĂ©s de tĂ©lĂ©phonie fixe pratiquĂ©s sur le marchĂ© de gros, plaçait Belgacom en position dominante. Les concurrents ne pouvaient pas dĂ©gager de marges suffisantes sur le marchĂ© de dĂ©tail. Ils Ă©taient comme on dit « pris en ciseaux » entre les deux offres. Cela ne veut pas dire, Ă ce stade, qu’il y ait vĂ©ritablement infraction au droit de la concurrence : Belgacom n’est pas (encore) mis Ă l’amende. Mais en tout cas, ça ravit dĂ©jĂ Tele2 et les autres concurrents de Belgacom qui, tels des picadors, doivent se dire que la forteresse historiquement plantĂ©e dans le paysage des tĂ©lĂ©coms belges n’est pas imprenable. Mais les assauts risquent d’ĂŞtre encore nombreux avant de porter leurs fruits. Base et Mobistar, qui viennent de se lancer une nouvelle fois dans l’arène, en savent quelque chose…
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Comment remplir les caisses de l’Etat ? Le gouvernement penserait sérieusement à modifier la taxation des pensions extra-légales.
C’est l’une des pistes à l’étude au Fédéral, nous annoncent les journaux L’Echo et De Tijd. Taxer les pensions extra-légales chaque année plutôt que d’un seul coup,… d’un seul bloc, en fin de contrat. L’idée est de prélever ce qu’on appelle le précompte libératoire dès la première année sur les assurances du deuxième pilier (c’est-à -dire les assurances-groupes payées par votre employeur), et du troisième pilier (c’est-à -dire votre épargne-pension). La mesure sera indolore pour l’épargnant, promet le gouvernement. Par contre, cela obligera le secteur financier à adopter de nouveaux artifices comptables, au niveau de leurs bilans et de leur niveau de provision. Pas sûr que le secteur appréciera l’idée si, d’aventure elle devait être adoptée. Lire la suite
Je vous le disais hier : le dossier Opel s’est déplacé sur le terrain politique. Les dirigeants belges ne baissent pas les bras, face à la volonté affichée par le Canadien Magna, qui compte fermer l’usine d’Anvers.
Hier, je vous parlais d’Yves Leterme, le ministre des Affaires Etrangères, qui a haussé le ton face à l’Allemagne. Le président du groupe libéral à Strasbourg, Guy Verhofstadt, de son côté, a critiqué la lenteur de la Commission européenne, et surtout de la commissaire à la Concurrence. « Elle n’aurait pas dû, dit-il, laisser un seul pays membre (comprenez : l’Allemagne) prendre le dossier en main ».
Nellie Kroes qui n’a pas fini d’affronter les critiques belges. Demain, la commissaire doit s’entretenir avec le ministre-président flamand, Kris Peeters. Mais avant cela, ce mardi, une délégation belge se rend à Berlin pour discuter de l’avenir d’Opel, et des garanties publiques qu’apporteront les Etats concernés par la restructuration. Autant le dire de suite : les Belges abattent ici leur dernière carte. Hier, le patron de Magna Siegrief Wolf a confirmé que l’usine d’Anvers fera les frais du rachat d’Opel. Lire la suite