Faillites bancaires : ça continue !
Les amateurs de football l’auront sans doute remarquĂ© : les joueurs de l’AZ Alkmaar ont disputĂ© leur match de Ligue des Champions avec un maillot vierge de toute inscription. Quelques jours avant la rencontre, le champion des Pays-Bas a en effet perdu son sponsor, la banque DSB.
Le gouvernement nĂ©erlandais a refusĂ© de voler au secours de la banque, faute de plan de reprise crĂ©dible. SpĂ©cialiste du crĂ©dit aux particuliers, DSB ne disposait pas de liquiditĂ©s suffisantes (de “fonds de caisse”) pour rĂ©pondre aux attentes de ses clients inquiets. Tellement inquiets d’ailleurs qu’ils ont prĂ©cipitĂ© la chute de l’institution, en rĂ©cupĂ©rant massivement leurs Ă©conomies. En dix jours, 600 millions d’euros ont Ă©tĂ© retirĂ©s des caisses de DSB, ce qui reprĂ©sente un sixième de ses dĂ©pĂ´ts totaux. Dans ces conditions, impossible de survivre.
La purge du système bancaire se poursuit donc au tout petit trot. On n’en parle plus beaucoup, mais les Etats-Unis viennent de vivre leur centième faillite bancaire depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2009. La Warren Bank a disparu du paysage financier amĂ©ricain. Cette petite banque n’a pas eu la mĂŞme chance que les gĂ©ants Goldman Sachs, JP Morgan Chase ou US Bancorp, qui ont profitĂ© de l’aide de Washington. Plus inquiĂ©tant : le rythme des faillites de “petites” banques risque de s’accĂ©lĂ©rer et 581 d’entre elles pourraient passer Ă la trappe d’ici 2011 aux USA. Lire la suite
