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	<title>Econoblog</title>
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	<description>Les Blogs RTL Info</description>
	<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 07:59:35 +0000</pubDate>
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		<title>L&#8217;implosion annoncée de l&#8217;eurozone ?</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 07:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Delory</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[On les appelle les PIGS. Portugal, Irlande, Grèce, Espagne (Spain, en anglais) sont les mauvais élèves de la classe euro. Et ils risquent d&#8217;entraîner dans leur chute l&#8217;ensemble du système monétaire européen.
Voilà plusieurs semaines que les principales inquiétudes se focalisent sur la Grèce. Un gouvernement qui manipule les chiffres, un déficit abyssal caché durant des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-262" title="pig" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2010/02/pig-217x300.jpg" alt="pig" width="195" height="270" />On les appelle les <a href="http://www.lesechos.fr/info/inter/300395710-apres-dubai-peur-sur-les-pigs-.htm">PIGS</a>. <strong>P</strong>ortugal, <strong>I</strong>rlande, <strong>G</strong>rèce, Espagne (<strong>S</strong>pain, en anglais) sont les mauvais élèves de la classe euro. Et ils risquent d&#8217;entraîner dans leur chute l&#8217;ensemble du système monétaire européen.</p>
<p>Voilà plusieurs semaines que les principales inquiétudes se focalisent sur <a href="http://trends.rnews.be/fr/economie/actualite/politique-economique/et-si-la-grece-faisait-faillite/article-1194656894242.htm">la Grèce</a>. Un gouvernement qui manipule les chiffres, un déficit abyssal caché durant des années, des troubles sociaux, un changement de majorité, une <a href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20091208trib000450919/la-pression-monte-sur-la-note-des-etats-fitch-degrade-la-grece.html">notation revue à la baisse</a>, et ce constat effrayant : une dette égale à 113% du PIB.</p>
<p>Face au drame à venir, le gouvernement grec a pris des décisions qui, au regard de l&#8217;enjeu, <a href="http://ladettedelafrance.blogspot.com/2010/02/lerreur-de-la-bce.html">apparaissent bien légères</a> : un gel des salaires de la fonction publique, un recul de l&#8217;âge de la retraite, une taxe sur les carburants. Vous l&#8217;imaginez bien, ces mesures d&#8217;austérité suffisent à faire <a href="http://www.tdg.ch/depeches/economie/grece-greve-agents-fisc-douaniers-contre-mesures-austerite">gronder les agents de la fonction publique</a> grecque, prêts à descendre dans la rue dès cette semaine.</p>
<p>En <a href="http://www.tdg.ch/depeches/economie/taux-interet-bce-mode-wait-and-see-longtemps">approuvant</a> le plan grec, la BCE a pris des risques. Certes, Athènes est placée sous tutelle et devra rendre des comptes. Mais on voit mal comment un plan d&#8217;austérité aussi &#8220;léger&#8221; pourra éponger une décennie de laxisme budgétaire. Les messages optimistes envoyés il y a deux mois s&#8217;estompent : même si la dette grecque est <a href="http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2354/articles/a415158-pourquoi_la_grèce_ne_fera_pas_faillite.html">majoritairement détenue</a> par des pays de la zone euro, Berlin et Paris ne semblent pas décidés à bouger le petit doigt. Et avec un rendement désormais supérieur à 7%, le rendement de l&#8217;obligation grecque rend plus difficile encore la capacité du pays à emprunter sur les marchés.</p>
<p>Les acteurs du marché, justement, voient venir le désastre : les dettes souveraines (c&#8217;est-à-dire les dettes des Etats) sont devenues <a href="http://www.lesechos.fr/info/marches/020350503755-le-risque-sur-la-dette-souveraine-plus-fort-que-sur-celle-des-entreprises.htm">plus risquées</a> que celles des principales entreprises privées. La Bourse, elle, <a href="http://www.rtlinfo.be/info/economie/bourse/305292/l-euro-degringole-la-crise-est-de-retour">commence à tressaillir</a>. Et la solidarité intra-européenne (jamais vraiment démontrée dans les faits) risque de tourner court. Car la Grèce n&#8217;est pas un cas isolé.<span id="more-260"></span></p>
<p>L&#8217;Espagne, quatrième économie européenne, a proposé un <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/01/30/contrainte-a-l-austerite-l-espagne-songe-a-repousser-l-age-de-la-retraite-a-67-ans_1298958_3214.html">plan d&#8217;austérité</a> de&#8230; 50 milliards d&#8217;euros sur trois ans, accueilli avec scepticisme. Le plan du gouvernement portugais, lui, a <a href="http://www.businessinsider.com/portugal-fails-to-pass-austerity-budget-and-opts-for-more-debt-2010-2">été recalé</a> par le Parlement. Dame ! Allez expliquer à vos électeurs qu&#8217;il faudra travailler plus longtemps, qu&#8217;il va falloir couper dans les effectifs de la fonction publique, dans les régimes sociaux,&#8230;</p>
<p>Alors ? Le <a href="http://www.mecanopolis.org/?p=13388">compte à rebours</a> est déclenché. <strong>La zone euro n&#8217;y survivra sans doute pas.</strong> La BCE réfléchit à la possibilité d&#8217;offrir aux Etats les plus endettés de <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/01/30/contrainte-a-l-austerite-l-espagne-songe-a-repousser-l-age-de-la-retraite-a-67-ans_1298958_3214.html">sortir de l&#8217;eurozone</a>. Les Britanniques, déjà empêtrés dans leurs propres difficultés budgétaires, regarderont se désintégrer sous leurs yeux cette construction centralisatrice empêchant la concurrence saine entre les différentes monnaies nationales. Car seule une concurrence monétaire libre aurait pu indiquer la voie à suivre aux eurocrates. Dans le cas de l&#8217;euro, on a fait tout l&#8217;inverse : on a &#8220;construit&#8221; l&#8217;eurozone à partir de critères macroéconomiques aléatoires, on a placé entre les mains des banques centrales le monopole de la création de monnaie, puis on a imposé l&#8217;usage de cette nouvelle devise aux populations, en fonction des limites géographiques. Comme l&#8217;écrivait, dès 2002, l&#8217;économiste Pascal Salin,</p>
<blockquote><p>l&#8217;euro n&#8217;est rien d&#8217;autre qu&#8217;une pure et terrifiante construction technocratique mise en oeuvre par la contrainte publique sans aucune considération pour les besoins concrets des citoyens.</p></blockquote>
<p>L&#8217;économiste Robert Mundell, prix Nobel 1999, avait défini les conditions nécessaires pour l&#8217;instauration d&#8217;une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_monétaire_optimale">zone monétaire optimale</a>. Or, jamais l&#8217;eurozone n&#8217;a rempli l&#8217;ensemble de ces critères. On aura beau jeu, après coup, de s&#8217;en lamenter. Obliger des Etats aux parcours et aux mentalités aussi diverses que l&#8217;Italie, l&#8217;Allemagne ou l&#8217;Irlande, à unir leur destin, c&#8217;était prendre un risque. Le rêve européen, et les fantasmes qu&#8217;il véhicule, ont gommé le réalisme économique.</p>
<p>Dans un document (<a href="http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=49177">pdf</a>) signé en octobre 2009, l&#8217;économiste Patrick Artus (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Artus">qui n&#8217;est pas le premier venu</a>), demande explicitement que <strong>&#8220;<em>les gouvernements aient le courage de dire la vérité aux Européens</em>&#8220;</strong>. La lecture du texte est un peu ardue, mais les conclusions sont sans équivoque. Quel contraste avec les récentes déclarations de Christine Lagarde, pour qui l&#8217;affaiblissement de l&#8217;euro constitue une &#8220;<a href="http://lci.tf1.fr/filnews/economie/lagarde-l-affaiblissement-de-l-euro-une-amelioration-5678787.html">amélioration</a>&#8221; par rapport à la situation passée.</p>
<p>Comme dans le cas des faillites bancaires, la collectivisation des pertes a ses limites : le jour où les créanciers refuseront d&#8217;aider les mauvais gestionnaires, le bateau coulera. C&#8217;est malheureusement une grande leçon humaine que nous aurons à tirer de cette crise. La Grèce peut encore s&#8217;en sortir, mais ses sacrifices devront être à la hauteur de l&#8217;accumulation des erreurs du passé.</p>
<p><strong>UPDATE</strong> : Et voilà que les pays du G7 <a href="http://www.lecho.be/actualite/international/Les_grands_argentiers_du_G7_s-engagent_a_continuer_la_relance.8293423-590.art">persistent dans leurs coûteuses politiques de relance</a>, occultant habilement la question de la dette européenne et mondiale, comme si de rien n&#8217;était, avant d&#8217;aller faire un tour à traîneaux dans le Grand Nord canadien.</p>
<p><strong>UPDATE2</strong> : depuis le G7 au Canada, les grands argentiers de ce monde prétendent sans ambiguïté que la Grèce ne devra compter que sur elle-même (<a href="http://www.lesechos.fr/info/inter/reuters_00228456-au-g7-les-dirigeants-europeens-se-veulent-rassurants.htm">article</a>)&#8230;</p>
<p><strong>UPDATE 3 </strong>: Visiblement, Geert Noels est <a href="http://www.rtbf.be/info/belgique/economie/geerts-noels-nexclut-pas-limplosion-de-la-zone-euro-185268?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=twitter&amp;utm_campaign=Feed%3A+RTBFInfo+%28RTBF%3A+Info%29&amp;utm_content=Twitter">du même avis</a> que moi. Il doit sans doute lire Econoblog  ;-)</p>
<p><a href="http://chutefinale.wordpress.com/2010/02/08/roubini-tres-pessimiste-sur-lavenir-de-la-zone-euro/">Le pessimisme de Nouriel Roubini : l&#8217;avenir de la zone euro dépend de l&#8217;Espagne.</a></p>
<p><a href="http://www.moneyweek.fr/20100218250/conseils/naufrage-obligataire-europe-etats-unis/">Moneyweek : L&#8217;Europe sombrera-t-elle avant les Etats-Unis ?</a></p>
<p><a href="http://www.contrepoints.org/De-la-dette-a-la-Lune.html">Pierre-Antoine Delhommais : De la dette à la Lune.</a></p>
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		<title>La fronde des patrons</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 16:20:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Delory</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La photo était inhabituelle, hier, au siège de la FEB. Quatorze responsables des fédérations patronales placés côte à côte pour lancer un message fort aux Belges : &#8220;laissez-nous entreprendre !&#8220;. Une pétition en ligne qui, à l&#8217;instant où j&#8217;écris ces lignes, a récolté 15.200 signatures, rappelle que les entrepreneurs sont les moteurs de la croissance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-254" title="laisseznous" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2010/01/laisseznous.jpg" alt="laisseznous" width="200" height="140" />La photo était inhabituelle, hier, au siège de la FEB. Quatorze responsables des fédérations patronales placés côte à côte pour lancer un message fort aux Belges : &#8220;<strong>laissez-nous entreprendre !</strong>&#8220;. Une <a href="http://www.laisseznousentreprendre.be/">pétition en ligne</a> qui, à l&#8217;instant où j&#8217;écris ces lignes, a récolté 15.200 signatures, rappelle que les entrepreneurs sont les moteurs de la croissance et de la prospérité.</p>
<p>Face à la crise, les patrons ont aussi leurs pistes. Pour eux, la lutte pour la compétitivité passe inévitablement par une baisse des charges sur le travail et une simplification des démarches administratives. Le droit de licencier doit être le même pour tous, d&#8217;où la préconisation d&#8217;un statut unique ouvrier/employé. Enfin, les patrons demandent aux pouvoirs publics de stimuler l&#8217;innovation en faveur de l&#8217;économie &#8220;verte&#8221; et de se pencher en urgence sur la question des pensions.</p>
<p>&#8220;Laissez-nous entreprendre !&#8221;, c&#8217;est donc un cri du coeur, un appel à la raison à l&#8217;heure des revendications sociales et de la fronde contre le patronat. Le moment n&#8217;a jamais été aussi bien choisi. Les licenciements chez Opel Anvers et chez InBev rappellent que la Belgique n&#8217;a plus son mot à dire dans le concert de la mondialisation. Et vendredi, la manifestation &#8220;pour l&#8217;emploi, le respect des travailleurs et la justice sociale&#8221; ameutera des milliers de travailleurs sur le pavé bruxellois.<span id="more-253"></span>La riposte syndicale n&#8217;a pas traîné. Dès hier, la FGTB a radicalement critiqué les mesures proposées par les employeurs, rejetant l&#8217;idée d&#8217;un statut unique et contestant les attaques qui portent sur la liaison automatique des salaires à l&#8217;index. Ce midi, la CSC a elle aussi fait part de ses remarques. Le syndicat chrétien force sans doute le trait en parlant de &#8220;<em>violence médiatique de la part des employeurs envers les travailleurs d&#8217;Opel et les chômeurs</em>&#8220;. Pour le reste, il appelle à un débat &#8220;ouvert et honnête&#8221; avec le patronat.</p>
<p>Pour tenter d&#8217;équilibrer le débat, il convient de rappeler quelques réalités :</p>
<p>- la haute productivité peut aussi être <a href="http://www.lecho.be/actualite/belgique/Productivite-_la_Belgique_dans_le_top_3.8285763-589.art">un handicap</a>, et la Belgique l&#8217;apprend souvent à ses dépens ;</p>
<p>- certaines mesures d&#8217;urgence prises &#8220;au nom du social&#8221; en raison de la crise peuvent se révéler désastreuses pour les finances des PME ; la <a href="http://www.rtlinfo.be/info/economie/belgique/293906/le-gouvernement-aide-les-ouvriers-les-patrons-ralent">prime de crise des ouvriers</a>, par exemple, <a href="http://visuslaboris.blogspot.com/2010/01/prime-de-crise-des-ouvriers-poison-des.html">durement combattue</a> par les patrons ;</p>
<p>- fustiger les employeurs en les accusant d&#8217;avoir joué un rôle dans les dérapages du secteur financier, c&#8217;est taper à côté de la cible ; leur demander d&#8217;investir dans l&#8217;innovation sans défendre une baisse des charges, c&#8217;est faire preuve d&#8217;angélisme économique.</p>
<p>- appeler sans cesse le gouvernement à l&#8217;aide pour préserver l&#8217;emploi, c&#8217;est aussi priver l&#8217;économie d&#8217;une dynamique indispensable à la survie à long terme des entreprises. Les ouvriers de GM à Detroit n&#8217;ont pas fini de ruminer cette règle essentielle.</p>
<p>Vendredi, le pavé va chauffer. Chaque manifestant aura en tête <a href="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/2010-le-defi-de-lemploi/">les perspectives dramatiques</a> qui s&#8217;annoncent, cette année, pour l&#8217;emploi. Espérons que, de part et d&#8217;autre, la sérénité l&#8217;emporte sur la passion.</p>
<p>(Photo : Isopix)</p>
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		<title>Opel Anvers : chronique d&#8217;un désastre social</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jan 2010 19:56:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Delory</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[L&#8217;annonce de la fermeture prochaine d&#8217;Opel Anvers n&#8217;aura finalement pas surpris grand monde. Hélas ! Cela fait longtemps que le site était en sursis, suspendu au bon vouloir d&#8217;une maison-mère allemande et d&#8217;une chancelière bien décidée à préserver l&#8217;industrie nationale. A force de proclamer — au conditionnel — la fermeture de l&#8217;usine anversoise, les médias [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-249" title="BELGIUM GENERAL MOTORS OPEL ANTWERP" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2010/01/belga-picture-17945419-300x198.jpg" alt="BELGIUM GENERAL MOTORS OPEL ANTWERP" width="300" height="198" />L&#8217;annonce de la fermeture prochaine d&#8217;Opel Anvers n&#8217;aura finalement pas surpris grand monde. Hélas ! Cela fait longtemps que le site était en sursis, suspendu au bon vouloir d&#8217;une maison-mère allemande et d&#8217;une chancelière bien décidée à préserver l&#8217;industrie nationale. A force de proclamer — au conditionnel — la fermeture de l&#8217;usine anversoise, les médias (et le personnel, n&#8217;en doutons pas) s&#8217;étaient sans doute fait une raison. Etait-ce inéluctable ?</p>
<p>Même si Opel Anvers était présentée comme une usine modèle, divers facteurs ont mené à la situation actuelle. J&#8217;en épinglerai deux principaux :</p>
<p>Le <strong>protectionnisme</strong>. General Motors est un géant de l&#8217;industrie américaine. La crise aidant, le réflexe protectionniste a pris le dessus. Malgré les mises en garde des institutions internationales, malgré les promesses émises au forum de Davos en janvier 2009. Barack Obama n&#8217;a pas ménagé ses efforts pour sauver le géant de Detroit, qui de son côté n&#8217;a jamais vraiment adapté ses produits aux réalités du marché. Lorsque Toyota est devenu le leader mondial des productions de véhicules, en 2007, GM a continué à vendre des pick ups consommant près de 20 litres de carburant aux 100 km (les célèbres <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hummer_H2">Hummer</a>), des voitures spacieuses et gourmandes, pendant que son concurrent japonais axait sa recherche/développement sur l’hybride et les matériaux légers. Toyota, comme d&#8217;autres, avait senti le vent tourner.<span id="more-248"></span></p>
<p>L&#8217;Allemagne aussi. L&#8217;usine de Bochum n&#8217;était pas spécialement la plus performante du groupe Opel, mais elle disposait de l&#8217;avantage indéniable d&#8217;être située outre-Rhin. Protégés par le gouvernement de la première économie européenne, les 4.800 salariés allemands n&#8217;avaient, à bien y réfléchir, pas beaucoup de souci à se faire. Le président CDU de la région de Rhénanie du Nord-Westphalie, issu du même parti que la chancelière Merkel, a dû peser de tout son poids auprès de la maison-mère.</p>
<p>Une question vient automatiquement : la Belgique est-elle vouée à voir disparaître tous les fleurons de son industrie ? Cela nous amène au second facteur, tout aussi déterminant sans doute, qui a précipité la décision de General Motors : le <strong>coût du travail</strong>.</p>
<p>Car l&#8217;ouvrier belge a beau figurer dans le <a href="http://www.lecho.be/actualite/belgique/Productivite-_la_Belgique_dans_le_top_3.8285763-589.art">peloton de tête</a> des travailleurs les plus productifs, il est aussi l&#8217;un de ceux qui coûtent le plus cher. Et pour une multinationale comme GM, c&#8217;est évidemment d&#8217;une importance capitale. Pour Geert Noels, la Belgique a <a href="http://www.econoshock.be/2010/sluiting-gm-de-strijd-werd-tussen-2000-en-2007-verloren/">perdu la bataille</a> dans la première moitié des années 2000, à l&#8217;époque où le coût par unité de production est devenu plus avantageux en Allemagne qu&#8217;en Belgique. Produire, chez nous, coûte très cher. On peut incriminer des tas de facteurs, au premier rang desquels la couverture sociale exclusive dont se targuent tant le monde politique et les syndicats, la réalité des chiffres <a href="http://www.rtlinfo.be/info/economie/belgique/301591/la-belgique-fait-les-frais-de-la-restructuration-d-opel">s&#8217;est imposée</a>.</p>
<p>Malinvestissements, conjoncture, protectionnisme, sauvetages de fortune,&#8230; Dans une économie de plus en plus dirigiste, à l&#8217;heure où les gouvernements des grandes puissances n&#8217;ont à la bouche que la riposte du &#8220;<em><a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Too_big_to_fail">Too Big to Fail</a></em>&#8221; pour éviter la catastrophe du chômage, fallait-il espérer un miracle pour Anvers ? Seuls les éternels optimistes répondront par l&#8217;affirmative. Reste à espérer que la casse sociale (quelle horrible expression !) soit limitée.</p>
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		<title>Dette et déficit : la Belgique limite la casse</title>
		<link>http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/dette-et-deficit-la-belgique-limite-la-casse/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 14:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Delory</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Décryptage]]></category>

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		<description><![CDATA[En l&#8217;absence remarquée du ministre du Budget, le bilan chiffré de l&#8217;année 2009 a été présenté ce matin rue de la Loi. La crise n&#8217;a semble-t-il pas érodé les sourires de circonstance des ministres présents. Avec un déficit de 20 milliards d&#8217;euros (5,9% du PIB, contre 1,2% en 2008), la Belgique se classe dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-246" title="wathelet" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2010/01/wathelet.jpg" alt="wathelet" width="112" height="170" />En <a href="http://blogs.rtlinfo.be/carnetpolitique/un-budget-presente-sans-ministre-du-budget/">l&#8217;absence remarquée</a> du ministre du Budget, le bilan chiffré de l&#8217;année 2009 a été présenté ce matin rue de la Loi. La crise n&#8217;a semble-t-il pas érodé les sourires de circonstance des ministres présents. Avec un déficit de 20 milliards d&#8217;euros (5,9% du PIB, contre 1,2% en 2008), la Belgique se classe dans la moyenne européenne (-6% pour les 27).</p>
<p>On le savait : c&#8217;est essentiellement à la diminution des recettes fiscales (-8,6%) qu&#8217;il faut imputer cette détérioration budgétaire. En 2009, les impôts ont rapporté près de 86 milliards d&#8217;euros à l&#8217;Etat (contre plus de 93 milliards en 2008). En contrepartie, comme il l&#8217;avait promis, le gouvernement s&#8217;est (un peu) serré la ceinture : les dépenses primaires (qui comprennent essentiellement les salaires de la fonction publique) ont baissé de 0,2% par rapport à 2008.</p>
<p>La <strong>sécurité sociale</strong> a souffert de la crise. Sans surprise là aussi, les recettes (cotisations et financements alternatifs) ont été inférieures aux attentes. La sécu termine 2009 sur un déficit de 2,74 milliards d&#8217;euros (0,8% du PIB), ce qui est quand même un peu moins que les plus récentes estimations. Deux bémols : crise oblige, le nombre de chômeurs a augmenté, entraînant un surplus de 900 millions d&#8217;euros pour les allocations ; et les sources de financement alternatif sont en progression constante, preuve que les cotisations ne suffisent plus à répondre aux besoins.</p>
<p>La <strong>dette</strong>, elle, repart vers les sommets. Avec un taux d&#8217;endettement égal à 97,9% du PIB (on devrait franchir la barre des 100% cette année, alors que nous étions à 84% en 2007), la Belgique devra se méfier de l&#8217;effet boule de neige, même si une fois encore elle a mieux résisté que ses partenaires européens. Les agences de notation <a href="http://trends.rnews.be/fr/economie/politique-economique/12-1635-48609/la-dette-publique-belge-a-102---du-pib-en-2010.html#">tiennent notre pays à l&#8217;oeil</a> et l&#8217;on sait à quel point elles sont attentives au moindre signe de faiblesse ces derniers jours. Au sein de l&#8217;eurozone, la Belgique figure sur la troisième marche des pays les plus endettés (en pourcentage du PIB) derrière l&#8217;Italie et la Grèce.</p>
<p>Une nouvelle, enfin, qui a de quoi réjouir le gouvernement (et le contribuable) : le <strong>sauvetage des banques</strong> se révèle être une bonne opération pour les finances publiques. Grâce aux intérêts sur les prêts, grâce aux dividendes et aux primes diverses, les recettes sont supérieures aux dépenses. Didier Reynders l&#8217;a annoncé ce matin : les actionnaires de BNP Paribas Fortis qui ont perdu (un peu, beaucoup,&#8230;) ne seront pas oubliés. Reste à voir quand et dans quelle mesure.</p>
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		<title>2010 : le défi de l&#8217;emploi</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 13:32:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Delory</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Socio-éco]]></category>

		<category><![CDATA[chômage]]></category>

		<category><![CDATA[emploi]]></category>
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		<description><![CDATA[A n&#8217;en pas douter, 2010 sera une année importante sur le front de l&#8217;emploi en Belgique. La conjoncture ne s&#8217;annonce pas sous les meilleurs auspices, et le rebond passager des indicateurs ne doit pas occulter les mois pénibles qui s&#8217;annoncent.
Je vous avais déjà parlé, dans un billet précédent, du défi de la dette. Avec un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-237" title="chomage-chiffres-00037" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2010/01/chomage-chiffres-00037.jpg" alt="chomage-chiffres-00037" width="405" height="299" />A n&#8217;en pas douter, 2010 sera une année importante sur le front de l&#8217;emploi en Belgique. La conjoncture ne s&#8217;annonce pas sous les meilleurs auspices, et le rebond passager des indicateurs ne doit pas occulter les mois pénibles qui s&#8217;annoncent.</p>
<p>Je vous avais déjà parlé, <a href="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/inflation-dette-et-dubai/">dans un billet précédent</a>, du défi de la dette. Avec un déficit frôlant les 20 milliards d&#8217;euros en 2009, la dette de la Belgique <a href="http://trends.rnews.be/fr/economie/politique-economique/12-1635-48609/la-dette-publique-belge-a-102---du-pib-en-2010.html#">devrait atteindre</a> les 100% du PIB dans le courant de cette année. Jusqu&#8217;à quel point faut-il s&#8217;en inquiéter ? Les économistes Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, réputés pour leur analyse historique des crises, <a href="http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f33edcc2-fbd4-11de-8185-04da912e16fd/Lexplosion_de_la_dette_publique_freine_la_croissance_%C3%A9conomique">estiment</a> qu&#8217;au-delà de 90% du PIB, la dette publique réduit automatiquement la croissance de 1%. L&#8217;impact est d&#8217;autant plus fort que la dette extérieure (l&#8217;appel aux investisseurs étrangers) est important : franchie la barre des 60% du PIB, la croissance est réduite non pas de un, mais de deux pourcents. Si l&#8217;on en croit les <a href="http://www.rtlinfo.be/info/economie/belgique/293420/le-fmi-prevoit-une-croissance-de-0-8-pc-pour-la-belgique-en-2010/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+RTLEconomie+%28RTL+Info+-+Economie%29">prévisions du FMI</a>, la Belgique devrait connaître cette année une croissance de 0,8% et un taux de chômage aux alentours des 9%.<span id="more-235"></span>Historiquement, l&#8217;emploi est toujours le premier à trinquer en cas de crise. Bruxelles aura vu le nombre de chômeurs dépasser la barre des 100.000 en août 2009. Face au constat et à l&#8217;approche de nouvelles négociations interprofessionnelles, certains commencent déjà à sortir la grosse artillerie. Cette semaine, la FGTB a frappé fort en proposant l&#8217;instauration de&#8230; <a href="http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/554242/la-semaine-des-quatre-jours-la-fgtb-se-fait-carboniser.html">la semaine des quatre jours</a> ! Mesure, disons-le tout de go, irréaliste, ruineuse et contre-productive : le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sophisme_d'une_masse_fixe_de_travail">sophisme d&#8217;une masse fixe de travail</a> est dénoncé depuis longtemps par les économistes. Je me demande même si, à la FGTB, on envisage sérieusement cette idée ou s&#8217;il ne s&#8217;agissait, comme l&#8217;écrit l&#8217;UCM <a href="http://www.ucm.be/ucm/ewcm.nsf/_/27616765200B69F1C12576A40037DE6E?OpenDocument">dans un communiqué</a> que d&#8217;un &#8220;ballon d&#8217;essai crevé&#8221;.</p>
<p>Le gouvernement a prolongé les mesures exceptionnelles de crise jusqu&#8217;en juin 2010. En parallèle, de nouvelles mesures fiscales se feront également sentir sur les entreprises (GSM et véhicules professionnels, notamment). Bilan ? Pour l&#8217;UCM, il est négatif :</p>
<blockquote><p>Si les bains de sang social médiatiques se feront plus rares en 2010, il est à craindre une explosion des petites faillites silencieuses.</p></blockquote>
<p>En Belgique, 97% des entreprises emploient moins de 50 personnes. Les PME représentent plus de la moitié de l&#8217;emploi total. Selon le mouvement patronal, &#8220;différentes sources autorisées&#8221; prévoient 75.000 pertes d&#8217;emploi au cours des douze prochains mois.</p>
<p>Bienvenue en 2010.</p>
<p>(Illustration : <a href="http://deligne.over-blog.com/">Deligne</a>. )</p>
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		<title>Voici le nouveau panier de la ménagère</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 10:44:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Delory</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Conso]]></category>

		<category><![CDATA[Votre argent]]></category>

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		<category><![CDATA[consommation]]></category>
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		<description><![CDATA[Il évolue au même rythme que notre mode de vie. Le célèbrissime &#8220;panier de la ménagère&#8221; a changé de composition, ce 1er janvier 2010. Il contient désormais 520 services ou produits, contre 518 l&#8217;année passée. Les nouveaux venus sont au nombre de cinq : les lampes économiques, les GPS, les disques durs externes, les maisons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-232" title="caddie" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2010/01/caddie.jpg" alt="caddie" width="162" height="162" />Il évolue au même rythme que notre mode de vie. Le célèbrissime &#8220;panier de la ménagère&#8221; a changé de composition, ce 1er janvier 2010. Il contient désormais 520 services ou produits, contre 518 l&#8217;année passée. Les nouveaux venus sont au nombre de cinq : les lampes économiques, les GPS, les disques durs externes, les maisons de repos et, plus singulièrement, les abonnements de fitness. Ils prennent la place de biens de consommation tombés en désuétude auprès du citoyen lambda : les imprimantes à encre, les lampes à incandescence et les paquets software.</p>
<p>Le &#8220;panier de la ménagère&#8221;, c&#8217;est le nom habituellement donné à ce que l&#8217;on appelle l&#8217;indice des prix à la consommation. Instauré en 1919 par le ministre de l&#8217;Industrie de l&#8217;époque, Joseph Wauters (beaucoup de rues de Wallonie portent son nom), il sert à mesurer l&#8217;évolution des prix des principaux biens de consommation. A l&#8217;époque, il ne comprenait que 56 produits. En 1994, l&#8217;indice des prix à la consommation salue la naissance de son petit frère : l&#8217;indice-santé, version &#8220;light&#8221; du panier de la ménagère, puisqu&#8217;on en retire le tabac, l&#8217;alcool et les carburants.<span id="more-231"></span>Dès que l&#8217;indice-santé franchit ce qu&#8217;on appelle un &#8220;indice-pivot&#8221;, les salaires, les loyers et les prestations sociales sont indexés (parfois par le bas). C&#8217;est une particularité belge. Inconvénient : si le prix des carburants et des cigarettes augmente, cela n&#8217;est pas répercuté en proportion sur votre fiche de paie. Les salaires ne suivent donc pas exactement le coût de la vie. En 10 ans, le Belge aurait ainsi perdu de 2 à 3% de son pouvoir d&#8217;achat.</p>
<p>L&#8217;indice-santé de janvier 2010 sera connu début février. Il vaut actuellement 110,96 (sur une base de 100 en 2004). Avec la crise, il valait bien plus l&#8217;année passée, voilà pourquoi votre salaire est (un peu) moins élevé aujourd&#8217;hui que fin 2008. Reste le gros bémol, sur lequel se chamaillent régulièrement patrons et syndicats : comment canaliser l&#8217;indexation incontrôlée des salaires ? Selon le Conseil central de l&#8217;Economie, la hausse des salaires belges au cours des dix dernières années a dépassé de 4,1% celle des salaires dans les pays voisins. Voilà qui risque de plomber la compétitivité du travailleur belge. Bientôt le chant du cygne pour l&#8217;indexation automatique des salaires, dont le président de la BCE a <a href="http://www.bladi.net/forum/143071-trichet-tacle-lindexation-belge/">explicitement demandé</a> la mise à mort ?</p>
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		<title>Le rail s&#8217;ouvre à la concurrence</title>
		<link>http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/le-rail-souvre-a-la-concurrence/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 10:49:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Delory</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Conso]]></category>

		<category><![CDATA[Europe]]></category>

		<category><![CDATA[liberté économique]]></category>

		<category><![CDATA[mobilité]]></category>

		<category><![CDATA[SNCB]]></category>
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		<description><![CDATA[Nouveauté 2010 : le transport ferroviaire des voyageurs s&#8217;ouvre à la concurrence. Il s&#8217;agit d&#8217;une conséquence de l&#8217;entrée en vigueur du &#8220;troisième paquet&#8221; adopté par l&#8217;Union Européenne en 2007. A partir de ce 1er janvier, plus rien n&#8217;interdit donc à la société X ou Y de mettre en service des trains sur les réseaux ferroviaires européens. Objectifs avoués : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-227" title="train" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2009/12/train.jpg" alt="train" width="330" height="266" />Nouveauté 2010 : le transport ferroviaire des voyageurs s&#8217;ouvre à la concurrence. Il s&#8217;agit d&#8217;une conséquence de l&#8217;entrée en vigueur du &#8220;troisième paquet&#8221; adopté par l&#8217;Union Européenne en 2007. A partir de ce 1er janvier, plus rien n&#8217;interdit donc à la société X ou Y de mettre en service des trains sur les réseaux ferroviaires européens. Objectifs avoués : améliorer le confort et le service aux passagers, générer une concurrence, créer de l&#8217;emploi.</p>
<p>En pratique, cela ne veut pas dire que, du jour au lendemain, les trains vont arriver à l&#8217;heure. Les choses sont un peu plus compliquées. Les lourdeurs administratives, les investissements requis, les incertitudes pesant sur le marché, vont ralentir l&#8217;arrivée de la concurrence. Et puis, on imagine que les entreprises publiques ne se laisseront pas déposséder si facilement de leur monopole. Les réseaux resteront leur propriété, ce qui risque de donner lieu à des scénarios malheureusement répétitifs outre-Manche : des trains de compagnies privées circulant sur un réseau vieillot et soumis aux humeurs des syndicats de cheminots. <a href="http://www.euro92.com/edi/bull/archives/arch21heath.htm">Comme l&#8217;a montré Allister Heath</a>, ces semi-libéralisations engendrent une panoplie d&#8217;effets secondaires, dommageables pour les autorités publiques qui les ont mises en oeuvre&#8230; et pour les voyageurs. J&#8217;en ai vécu l&#8217;amère expérience, il y a quelques années, en passant la nuit sur le sol dur de Victoria Station dans l&#8217;attente d&#8217;un Eurostar qui n&#8217;est apparu qu&#8217;à l&#8217;aube.<span id="more-225"></span>A priori, il ne faut donc pas espérer grand-chose de cette &#8220;libéralisation&#8221; du rail européen. Pour preuve, l&#8217;ouverture du marché du fret, il y a 8 ans, reste quasiment lettre morte dans 21 des 27 Etats de l&#8217;Union. La Commission a dû <a href="http://blog.usinenouvelle.com/ferroviaire/voyageurs-et-fret/l%E2%80%99europe-si-clairvoyante/">rappeler à l&#8217;ordre</a> ces pays en infraction - parmi lesquels la Belgique - en leur reprochant de n&#8217;avoir pas assez ouvert leur marché ferroviaire.</p>
<p>Au vu du lent cheminement vers la libéralisation aboutie du transport de marchandises, on ne peut être que dubitatif devant l&#8217;ouverture annoncée en ce premier jour de l&#8217;an 2010. Les candidats-opérateurs sont rares, et l&#8217;aventure est risquée. Même si Veolia associée aux Italiens de Trenitalia <a href="http://www.lefigaro.fr/societes/2009/12/22/04015-20091222ARTFIG00711-veolia-defie-la-sncf-dans-le-tgv-.php">promet</a> pour 2012 un TGV Paris-Lyon pour 30 euros (contre 41 à 63,10 euros actuellement), le train &#8220;low cost&#8221; ne semble pas promis à un avenir serein. Et puis, un TGV c&#8217;est beau, ça va vite, mais ce n&#8217;est pas rentable et la SNCF <a href="http://www.ifrap.org/RFF-SNCF-l-inceste,0548.html">fonce</a> (à toute vitesse) vers le gouffre.</p>
<p>En outre, les derniers chiffres de fréquentation de la SNCB sont là pour freiner les ardeurs des plus téméraires : en 2009, 210 millions de voyageurs ont emprunté le rail belge, une croissance inférieure aux objectifs du contrat de gestion (+ 3,8% par an). La faute à la crise ? Oui, mais pas seulement. L&#8217;essoufflement (la lassitude ?) se fait sentir chez les voyageurs, les retards à répétition et la vétusté du réseau couplée au <a href="http://www.rtlinfo.be/info/economie/belgique/296662/la-sncb-perd-de-l-argent-de-tous-cotes">déficit structurel</a> de la SNCB ne laissent pas prévoir d&#8217;amélioration notable du service et des tarifs pour les prochaines années. Et je ne parle pas des grèves&#8230;</p>
<p> </p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Illustration</span> : le <a href="http://www.la-clau.net/info/3148/le-nouveau-train-jaune-deviendra-un-train-des-neiges-tous-les-hivers-3148">Train Jaune</a> de Cerdagne et Conflent (Languedoc-Roussillon).</p>
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	</item>
		<item>
		<title>Les déficits, priorité pour 2010</title>
		<link>http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/les-deficits-priorite-pour-2010/</link>
		<comments>http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/les-deficits-priorite-pour-2010/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 14:39:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Delory</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

		<category><![CDATA[Financier]]></category>

		<category><![CDATA[budget]]></category>

		<category><![CDATA[dette]]></category>
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		<description><![CDATA[2010 n&#8217;éclipsera pas les problèmes économiques rencontrés cette année-ci. Sans jouer les mauvais oracles, on peut même prédire que la dette publique sera au centre des préoccupations ces prochains mois. Avant la crise, la question passait presque inaperçue. Aujourd&#8217;hui, les gardiens de l&#8217;orthodoxie budgétaire commencent, soudainement, à s&#8217;agiter.
Derniers moulinets en date : l&#8217;appel pressant de Jean-Claude Trichet, président [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-220" title="dette-internationale-600x279" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2009/12/dette-internationale-600x279.png" alt="dette-internationale-600x279" width="384" height="178" />2010 n&#8217;éclipsera pas les problèmes économiques rencontrés cette année-ci. Sans jouer les mauvais oracles, on peut même prédire que la dette publique sera au centre des préoccupations ces prochains mois. Avant la crise, la question passait presque inaperçue. Aujourd&#8217;hui, les gardiens de l&#8217;orthodoxie budgétaire commencent, soudainement, à s&#8217;agiter.</p>
<p>Derniers moulinets en date : <a href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20090909trib000419897/trichet-appelle-a-reduire-les-deficits-une-fois-la-crise-finie.html">l&#8217;appel pressant</a> de Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, à combler les déficits une fois la crise passée. La Grèce, l&#8217;Espagne et le Royaume-Uni sont dans le viseur. Mais la France non plus n&#8217;est pas à l&#8217;abri. Avec un déficit public égal à 8,2% du PIB (8,5% annoncés pour 2010) et une dette record (84% du PIB), l&#8217;Hexagone vient de se faire <a href="http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/12/28/04016-20091228ARTFIG00421-dette-la-france-pas-meilleure-que-l-espagne-.php">rappeler à l&#8217;ordre</a> par l&#8217;agence de notation Fitch. La note &#8220;AAA&#8221;, qui fait les beaux jours de bon nombre de pays européens ne tient qu&#8217;à un fil, si les gouvernements ne décident pas de mettre en oeuvre au plus vite des plans de retour à l&#8217;équilibre. Pierre Cailleteau, responsable des dettes souveraines chez Standards &amp; Poor&#8217;s, autre grande agence de notation, <a href="http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/la-dette-des-pays-riches-est-elle-encore-sure_209897.html">le rappelle</a> à sa manière :<span id="more-217"></span></p>
<blockquote><p>Les économies souveraines notées AAA ne pourront pas attendre que la reprise soit bel et bien au rendez-vous pour présenter, voire mettre en oeuvre, des plans de sortie de crise visant à réduire leurs déficits, car les marchés vont s&#8217;impatienter.</p></blockquote>
<p>L&#8217;avertissement est lancé. Les gouvernements qui ont depuis longtemps délaissé la question des déficits vont devoir envisager sérieusement de redresser la barre. De quelle façon ? Réduction des dépenses ou hausse des impôts ? Avec des recettes fiscales à la baisse en 2009, le gouvernement belge devra sérieusement s&#8217;interroger sur l&#8217;ampleur de la &#8220;rigueur&#8221; annoncée.</p>
<p>Geert Noels <a href="http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/552007/noels-pas-tres-optimiste-pour-2010.html">le déplore ce matin</a> dans les colonnes de <em>La Libre</em>, l&#8217;esprit de Keynes est encore très présent dans le discours économique et politique contemporain. Avec ses plans de relance impuissants, Super Barack a fait augmenter la dette américaine de 30% en 2009. De son côté, en refusant de suivre la voie empruntée par ses voisins, la Pologne termine l&#8217;année sur une note positive. Son ministre des Finances Jacek Rostowski <a href="http://www.lesechos.fr/info/inter/020283148692---aucun-pays-n-aurait-du-adopter-un-programme-de-relance--.htm">témoigne</a> :</p>
<blockquote><p>Nous allons être le seul pays à enregistrer en 2009 une croissance économique. Cela montre que nous avons eu raison de ne pas changer d&#8217;un iota notre stratégie. (&#8230;) Aucun autre pays n&#8217;aurait dû adopter de telles mesures. Nous avons même fait tout le contraire en introduisant, au début de l&#8217;année, un plan d&#8217;économies représentant 1% du PIB.</p></blockquote>
<p>L&#8217;Europe demande à la Belgique de ramener son déficit sous les 3% du PIB pour 2012. En janvier, Yves Leterme réunira les entités fédérées pour définir un nouveau pacte de stabilité. Le Premier ministre ne peut laisser filer la bobine : en 2010, la dette devrait dépasser les 100% du PIB. Même si la croissance est au rendez-vous, avec un taux d&#8217;emploi inférieur à celui de la moyenne européenne, il serait sûrement délicat de faire encore trinquer le travailleur-contribuable.</p>
<p><strong>EDIT</strong> : Je découvre à l&#8217;instant <a href="http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/8214272.stm">ce graphique génial</a> de la BBC qui résume, en une seule image animée, le creusement des déficits dans les grands pays du monde.</p>
<p>Illustration : Wikipedia.</p>
<p>Le comparateur de dette de <em>The Economist</em> : <a href="http://buttonwood.economist.com/content/gdc">http://buttonwood.economist.com/content/gdc</a> (les pays les plus endettés sont en foncé).</p>
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		<title>La crise plombe la consommation d&#8217;énergie</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 15:10:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Delory</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[énergie]]></category>
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		<description><![CDATA[Au même titre que la construction, la consommation d&#8217;énergie représente un excellent baromètre pour juger de l&#8217;activité économique d&#8217;un pays. Les derniers chiffres publiés par Synergrid (fédération belge des gestionnaires du réseau de l&#8217;électricité et du gaz) tombent donc à pic. Ils révèlent, pour 2009, une consommation d&#8217;électricité en baisse de 6% par rapport à 2008.
C&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-215" title="tihange" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2009/12/tihange.jpg" alt="tihange" width="372" height="246" />Au même titre que la construction, la consommation d&#8217;énergie représente un excellent baromètre pour juger de l&#8217;activité économique d&#8217;un pays. Les derniers chiffres publiés par <a href="http://www.synergrid.be/index.cfm?PageID=16824">Synergrid</a> (fédération belge des gestionnaires du réseau de l&#8217;électricité et du gaz) tombent donc à pic. Ils révèlent, pour 2009, une <a href="http://www.synergrid.be/index.cfm?PageID=19083&amp;News_ID=20827&amp;style=131080">consommation d&#8217;électricité</a> en baisse de 6% par rapport à 2008.</p>
<p>C&#8217;est surtout chez les clients industriels que la diminution se fait le plus sentir: -16%. Ce qui est encourageant, c&#8217;est que l&#8217;activité a repris petit à petit à la fin de cette année, avec des mois de novembre et de décembre moins catastrophiques qu&#8217;en 2008.</p>
<p>Deux autres tendances peuvent être relevées :</p>
<p>- L&#8217;explosion de la production &#8220;décentralisée&#8221; d&#8217;électricité (+20%, mais on venait de très bas) s&#8217;explique par le subventionnement des panneaux solaires et photovoltaïques. Aujourd&#8217;hui, 5% de l&#8217;électricité transportée sur le réseau belge est d&#8217;origine &#8220;solaire&#8221;. </p>
<p>- La Belgique a exporté 80% d&#8217;électricité de plus en 2009 par rapport à l&#8217;année précédente, en raison de la forte demande en provenance de France. Si l&#8217;on retire les TWh importés, on constate malgré tout que la Belgique était, cette année, exportatrice nette d&#8217;électricité.<span id="more-213"></span>La crise, en revanche, semble avoir moins pesé sur la <a href="http://www.synergrid.be/index.cfm?PageID=19083&amp;News_ID=20828&amp;style=131080">consommation de gaz naturel</a>, puisque cette dernière a augmenté de 2% par rapport à 2008. L&#8217;arrivée de 60.000 nouveaux clients explique sans doute ceci, puisque la consommation industrielle a chuté de 11%. Ici encore, la reprise se vérifie sur les derniers mois de l&#8217;année.</p>
<p>Enfin, dernier facteur susceptible d&#8217;influencer la consommation d&#8217;énergie : la météo. De ce point de vue-là, 2009 fut un petit peu (1%) plus froide que 2008. Cela ne veut pas dire que le Belge a davantage fait chauffer le thermostat : Synergrid souligne que l&#8217;utilisation rationnelle de l&#8217;énergie (isolation, chaudières à condensation) a contribué à faire baisser le niveau total de consommation.</p>
<p><strong>Et pour 2010 ?</strong> On suivra avec attention les mouvements. La timide reprise économique annoncée, couplée à la <a href="http://www.rtlinfo.be/info/economie/mon_argent/295381/votre-facture-de-gaz-moins-chere-en-2010">promesse de factures moins chères</a> malgré les monopoles persistants sur le marché ouvert, devraient avoir un effet décisif sur votre portefeuille.</p>
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		<title>&#8220;Le marché de l&#8217;emploi en Wallonie semble mort&#8221;</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 05:12:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic Delory</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Socio-éco]]></category>

		<category><![CDATA[emploi]]></category>

		<category><![CDATA[Wallonie]]></category>
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		<description><![CDATA[La phrase a été lancée ce week-end par Geert Noels sur son blog Econoshock. En se basant sur les chiffres trimestriels du baromètre Manpower, cet économiste très écouté en arrive à une conclusion sans appel :
&#8220;il n&#8217;y a pas de pays ou de région du monde où le marché de l&#8217;emploi est aussi anémique qu&#8217;en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-203" title="14150918" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2009/12/14150918-199x300.jpg" alt="14150918" width="159" height="240" />La phrase a été lancée ce week-end par Geert Noels <a href="http://www.econoshock.be/2009/labour-market-in-wallonia/">sur son blog Econoshock</a>. En se basant sur les chiffres trimestriels du baromètre Manpower, cet économiste très écouté en arrive à une conclusion sans appel :</p>
<blockquote><p>&#8220;<em>il n&#8217;y a pas de pays ou de région du monde où le marché de l&#8217;emploi est aussi anémique qu&#8217;en Wallonie. En fait, le marché de l&#8217;emploi en Wallonie semble bel et bien mort.</em>&#8220;</p></blockquote>
<p>Pour appuyer son affirmation, Geert Noels se base sur une comparaison des graphiques Manpower entre la Flandre et la Wallonie (dossier pdf à télécharger <a href="https://candidate.manpower.com/wps/wcm/connect/dcfbd8804094ce299e30feda7163768e/Manpower+Barometer+MEOS+Q110-nl.pdf?MOD=AJPERES">ici</a>&#8230; en néerlandais, curieusement la version française &#8220;plante&#8221;). Que constate-t-on ? Que les perspectives d&#8217;emploi (auprès des employeurs) poursuivent leur baisse continue en Belgique depuis presque un an, mais qu&#8217;elle s&#8217;est subitement accélérée pour le premier trimestre 2010. La faute à qui ? D&#8217;abord à la Région bruxelloise, où elles sont en baisse de 8%, contre -4% pour la Wallonie et -2% pour la Flandre. Il faut remonter à 2003 pour trouver des prévisions aussi pessimistes.</p>
<p>Qu&#8217;est-ce qui peut donc amener Geert Noels à tirer une conclusion si péremptoire ? Sans doute l&#8217;observation à long terme du graphique qui indique, pour la Wallonie, une fâcheuse tendance à la stagnation. Comparée à ses consoeurs bruxelloise et flamande, la courbe wallonne des perspectives d&#8217;emploi prend des allures d&#8217;encéphalogramme plat depuis 2003, date de naissance du baromètre Manpower.<span id="more-196"></span></p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-200 aligncenter" title="manpower-bruxelles" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2009/12/manpower-bruxelles-300x188.jpg" alt="manpower-bruxelles" width="300" height="188" /></p>
<p style="text-align: center;">Prévisions Manpower pour le premier trimestre 2010 (Bruxelles)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-201 aligncenter" title="manpower-flandre" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2009/12/manpower-flandre-300x197.jpg" alt="manpower-flandre" width="300" height="197" /></p>
<p style="text-align: center;">Perspectives Manpower pour le premier trimestre 2010 (Flandre)</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-202 aligncenter" title="manpower-wallonie" src="http://blogs.rtlinfo.be/econoblog/files/2009/12/manpower-wallonie-300x182.jpg" alt="manpower-wallonie" width="300" height="182" /></p>
<p style="text-align: center;">Perspectives Manpower pour le premier trimestre 2010 (Wallonie)</p>
<p>En tout état de cause, ce constat tombe mal, pour un gouvernement wallon qui vient de lancer son plan Marshall 2.vert et à l&#8217;heure où la Flandre <a href="http://iphone.rtlinfo.be/article/conflit-d-interets-peeters-enjoint-milquet-a-trouver-un-compromis/109993.aspx">estime que le &#8220;plan emploi&#8221; du Fédéral avantage</a> la Wallonie. J&#8217;en ai parlé plus longuement ce midi en compagnie de <a href="http://www.jeanyveshuwart.be/2009/11/16/sortie-de-mon-livre-wallonie-2-0/">Jean-Yves Huwart</a>, l&#8217;auteur du livre &#8220;Wallonie 2.0&#8243;. </p>
<p><center><iframe scrolling="no" width="534" height="462" frameborder="0" border="no" src="http://video.rtlinfo.be/page/embed/3.aspx?VideoID=102452"></iframe></center></p>
<p>Est-ce symptomatique ? En effectuant une recherche &#8220;Noels+wallon+emploi&#8221; sur Google, je trouve parmi les <a href="http://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=noels+wallon+emploi&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">premières occurrences</a> des liens sur l&#8217;envoi d&#8217;un sapin de Noël wallon au Vatican et&#8230; sur la promesse de prime de Noël aux fonctionnaires wallons. Chacun en tirera les conclusions qu&#8217;il veut.</p>
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