Sans laisser d’adresse, Harlan Coben

Par Christine Calmeau dans Nouveautés, Thriller , le 5 mars 2010 17h03 | Ajouter un commentaire

harlan2Myron Bolitar aurait dû être un sportif promis à un très bel avenir au sein de l’élite de la NBA américaine. Une blessure en décidera autrement. Le voilà donc reconverti dans les relations publiques, et surtout très sensible à la détresse humaine, en particulier celle de ses amis.

Une nuit, il reçoit un coup de fil : celui de Terese, une ancienne maîtresse qu’il n’a plus vue depuis de longues années. Elle le supplie de la rejoindre à Paris. Son ex-mari vient de disparaître.

Myron, dont la vie sentimentale bat de l’aile, prend l’avion. A peine a-t-il posé un orteil sur le tarmac de Roissy que les ennuis commencent. Mais, qu’importe, il doit aider celle qui a renoncé à une brillante carrière de journaliste, à la suite du décès de sa petite fille.

A Paris, il ne faut pas attendre longtemps pour retrouver le disparu : mort, assassiné.

Par qui  ? Pourquoi découvre-t-on de surprenantes traces d’ADN sur la scène de crime ? Quels sont les secrets qui rongent Terese ? Que viennent faire le Mossad, Interpol et la CIA dans toute cette affaire ?

Une certitude : celle que Myron Bolitar a mis les pieds dans une machination infernale : enlèvements, meurtres, menace islamiste, manipulations génétiques : tous les ingrédients d’une actualité brûlante y passent, avec un Coben en très grande forme.

”Sans laisser d’adresse” est la 9ième enquête de Bolitar. C’est la première que je découvre : je croyais, à tort, que je n’aurais pas accroché.

Et pourtant, il faut se rendre à l’évidence. C’est un très bon thriller, sans temps mort, très bien traduit, avec juste ce qu’il faut de rebondissements.

Le genre d’histoire qu’on lit de la première à la dernière ligne sans s’arrêter.

 

”Sans laisser d’adresse”, Harlan Coben, Belfond


Harlan Coben, bande annonce thriller Sans laisser d'adresse
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L’Inde de A à Z, Nina et Olivier Da Lage

Par Christine Calmeau dans Nouveautés, voyage , le 23 février 2010 14h02 | Ajouter un commentaire

inde3Avec 1,13 milliards d’habitants en 2008, probablement 2 milliards à la fin du 21 ième siècle et plus que la Chine vers 2020, l’Inde est au top de l’échelle démographique planétaire.

7ième pays par sa superficie, 7000 kms de côtes, mais aussi la plus haute chaîne  montagneuse du monde avec l’Himalaya, les chiffres concernant l’ancienne colonie britannique donnent le tournis : 10 millions de nouveaux abonnées à la téléphonie mobile… par mois… 17 millions de passagers sur le rail… par jour…

Indépendamment de ces informations surprenantes, l’Inde c’est aussi, en vrac et dans le désordre, le pays du Gange, de Gandhi, du cricket, du Taj Mahal, de Tata et de Mittal, de Bollywood, des épices, du diamant, du coton, de la soie, des couleurs, de l’informatique, des vaches sacrées… mais également le royaume des castes et de la corruption, dans une mosaïque religieuse et culturelle qui fascine, alors que toute la population est suspendue à la mousson qui impose sa loi.

On retrouve tout cela , et bien d’autres choses encore dans le guide. Les auteurs, Nina et Olivier Da Lage ont sélectionné une centaine d’entrées classées par ordre alphabétique. Elles décrivent cette immense contrée sous les angles les plus divers : ses communautés, sa culture, son histoire, son économie, ses lieux, sa vie politique et sociale, sans oublier le quotidien.

On tient dans les mains une véritable invitation au voyage : un kaléidoscope d’un pays ‘’sûr de lui, entré de plain-pied dans la mondialisation”.

L’ouvrage, multi-facettes, trouve son prolongement sur internet, avec de nombreuses photos, vidéos, et un millier de liens permettant d’aller plus loin dans la découverte.

”Les Abécédaires du voyageur” est une nouvelle collection qui se rendra très vite indispensable, avec son concept novateur qui enrichira vos relations avec le peuple indien.

Un incontournable si vous avez déjà votre billet d’avion en poche. Même si vous ne l’avez pas d’ailleurs, histoire de ne pas mourir idiot.

 

 

”L’Inde de A à Z”, de Nina et Olivier Da Lage, André Versaille éditeur.

Autre titre disponible dans la collection ”Les Abécédaires du voyageur” :

- le Mexique de A à Z

En préparation :  ”l’Iran de A à Z” et ”le Congo de A à Z”

Ne vous retournez pas, Maud Tabachnik

Par Christine Calmeau dans Nouveautés, suspense , le 10 février 2010 21h02 | Ajouter un commentaire

maud2Stan Levine est un flic dont les états de service sont particulièrement éloquents. A son tableau de chasse, les pires crapules, les pires criminels que l’on puisse rencontrer.

Mais ça, c’était avant. Avant qu’un certain Nichols ne le détruise  presque complètement en enlevant et en massacrant sa fille, dans une affaire qui mobilise toutes les forces de police de New York. A l’époque, Levine est l’un des policiers les plus gradés de NY, il est pressenti pour devenir le chef du NYPD.

Aujourd’hui, après avoir cherché le monstre pendant de très longues années, après avoir appris à vivre seul, sa femme et ses 2 autres enfants l’ont quitté pour s’installer très loin, Stan Levine est toujours flic : inspecteur en chef dans une ville beaucoup moins prestigieuse  que la Grosse Pomme : Milwaukee.

Et il commence enfin à reprendre goût à la vie, petit à petit, même si une vague d’attentats islamistes traumatise l’opinion publique. Jusqu’au jour où le psychopathe refait surface et signe son retour sur la scène de l’horreur  avec deux meurtres monstrueux.

Stan Levine sait que c’est l’homme qu’il attend…

Maud Tabachnik nous emmène dans un fabuleux suspense. Avec une écriture rapide, efficace et très rythmée, on suit l’enquête, palpitante, de son personnage fétiche, en se glissant dans sa peau, ou en suivant alternativement la progression du tueur, des islamistes ou celle des agents du FBI.

La construction du roman est redoutablement efficace. L’histoire, inspirée de faits réels qui se sont déroulés aux Etats-Unis dans les années 30, ne fait pas dans la dentelle et il faut avoir le coeur plus qu’accroché pour ne pas fermer les yeux de temps à autre, mais, ”Ne vous retournez pas” est un sommet dans le genre.

D’après le journal le Monde, Maud Tabachnik défie les auteurs américains sur leur propre terrain. On peut aller plus loin : elle dépasse grand nombre d’entre eux, largement.

Et cela, n’en déplaise à certains, même si elle est une femme. D’ailleurs, voici ce qu’elle répond à ceux qui s’en étonnent : ” Je ne suis pas sûre que les couilles facilitent l’écriture d’une bonne histoire.”  …  Moi non plus !

Si vous ne devez lire qu’un seul suspense cette année, c’est celui-ci qu’il vous faut.

Reste à espérer une suite…

 

 

”Ne vous retournez pas”, Maud Tabachnik, Albin Michel

Captive, Clara Rojas

Par Christine Calmeau dans Document, En poche, Nouveautés , le 8 février 2010 20h02 | Ajouter un commentaire

captive22Clara Rojas a été la directrice de campagne d’Ingrid Betancourt : une collaboratrice fidèle, une amie. Elle n’hésite donc pas trop quand il faut la suivre dans un voyage que tout le monde leur déconseille : se rendre à San Vicente del Caguán, dont le maire fait partie de la même formation politique. Un voyage risqué… très risqué… Et pourtant, en février 2002, Clara et Ingrid se mettent en route : quelques heures plus tard, elles sont enlevées par les Farcs.

Commence alors un voyage en enfer.

Un voyage que Clara Rojas nous invite à partager et à revivre, avec des mots très simples pour décrire et raconter sa vie au quotidien : cette terrifiante survie plutôt, au coeur de la jungle colombienne, là où le soleil n’arrive pas, ou très peu, là où la végétation si dense empêche l’armée de voir à travers les arbres.

Dans un dénuement total, isolée de sa famille, et du reste du monde, avec une épée de Damoclès au dessus de la tête, 24h/24, Clara Rojas aura passé 6 années qu’on ne souhaiterait pas à son pire ennemi. 6 ans auxquels elle a survécu grâce à la Foi dit-elle. Même si Dieu ne peut pas grand chose contre ce cauchemar…

D’abord, il y a l’environnement. La jungle, humide, touffue, boueuse est tout à fait hostile : les animaux, les reptiles, les insectes en tout genre, les fourmis rouges de 3 cms, les larves , les cafards, les araignées…

A ces horribles bestioles, à une nourriture infâme,  à cette inactivité forcée,  s’ajoute un climat extrêmement tendu entre les otages, et puis, pour la première fois, on entend un autre discours sur la personnalité d’Ingrid Betancourt : très éloigné de celui présenté jusqu’alors : la très sainte Ingrid a vécu…

Confrontée aux mêmes conditions de détention que Clara Rojas, la candidate à l’élection présidentielle n’aurait pas toujours fait preuve de la plus grande humanité envers celle qui l’a toujours soutenue. Et Clara Rojas raconte comment elles se sont lentement éloignées au fil des mois. Comment son amie a été très froide avec elle, comment elle lui a confisqué un dictionnaire ou comment encore elle a refusé que Clara assiste à des cours de français qu’elle donnait à leurs compagnons d’infortune.

Mais, indépendamment de cet éclairage nouveau sur la personnalité de l’icône colombienne, le passage le plus fort de ce livre est sans aucun doute celui où l’otage Rojas raconte sa grossesse et son accouchement au fin fond de la jungle, sa vie nouvelle avec son fils Emmanuel et le déchirement qui a suivi 8 mois plus tard quand les Farcs lui ont enlevé son enfant, soi-disant pour le faire soigner. Un fils qui a été le seul rayon de soleil de ces 6 années noires. Un fils dont nous ne saurons rien à propos de sa conception, et de l’identité du père. Cela relève de ma vie privée explique Clara Rojas : ”Je réserve l’exclusivité de cette histoire à mon fils quand il sera en âge de me poser des questions”.

Et c’est très bien ainsi.

”Captive” est un document fabuleux qu’on dévore sans le lâcher, écrit avec beaucoup d’humilité et  sans fioriture de la part de celle qui, après avoir vécu autant de temps en enfer, se dit très heureuse. C’est tout le mal qu’on peut lui souhaiter.

 

 

”Captive”, Clara Rojas, Pocket

Le chagrin et la grâce, Wally Lamb

Par Christine Calmeau dans Nouveautés , le 6 février 2010 16h02 | Ajouter un commentaire

chagrin4Caelum Quirk est prof de littérature. Maureen est sa troisième épouse, elle est infirmière. Ils n’ont pas d’enfant et leur couple ne se porte pas trop bien depuis que Caelum a découvert que Maureen l’a trompé. Pourtant, après plusieurs mois de séparation et de longues semaines de thérapie, ils décident quand même de se donner une nouvelle chance, en déménageant et en s’installant dans le Colorado. Ils trouvent tous les deux un emploi au lycée de Columbine.

Le 20 avril 1999, alors que Caelum est reparti quelques jours pour son Connecticut natal, pour être aux côtés de sa vieille tante qui vit ses derniers instants, Maureen est au coeur du massacre : elle échappe de peu à la mort en se cachant durant des heures dans un placard. Elle en sort complètement traumatisée.

Pour essayer d’oublier et reprendre goût à la vie, ils se réfugient dans la ferme familiale, et à nouveau c’est un aperçu de l’enfer qui les attend : Maureen, accro aux médicaments et aux tranquilisants , fauche et tue un ado au volant de sa voiture. Elle est emprisonnée.

Caelum a tout le temps pour examiner les archives qu’il découvre dans une remise : des centaines de lettres , des écrits qui vont l’éclairer sur sa propre famille, mais qui vont surtout lui révéler le secret de ses origines.

Un véritable choc pour celui qui se décrit lui-même comme un prof médiocre, obligé de se plonger dans cette histoire familiale douloureuse.

On ne sort pas indemne d’une telle lecture : le destin des principaux protagonistes est loin d’être rose, et Wally Lamb a réussi à rendre une atmosphère très particulière : on ne peut que compatir à cette succession de malheurs.

L’ouvrage n’est pas triste, loin de là ! On sourit souvent, en s’interrogeant sur la force des événements extérieurs qui, même si on n’a rien demandé, bousculent toute l’existence, sans qu’on puisse résister.

Plus de 500 pages, pour brosser toute une partie de l’Histoire des Etats-Unis : de la Guerre de Sécession à celle contre l’Irak. Une histoire servie par une écriture impeccable  et une construction diabolique qui mélange allègrement les styles.

”Le chagrin et la grâce” est probablement un des meilleurs romans de cette rentrée littéraire d’hiver 2010.

Un thriller psychologique que Wally Lamb aura mis 10 ans à écrire : on veut bien lui pardonner !

 

 

”Le chagrin et la grâce”, Wally Lamb, chez Belfond

Carnets intimes de Nicolas Sarkozy.

Par Christine Calmeau dans Nouveautés , le 21 janvier 2010 19h01 | Ajouter un commentaire

nico4Il fallait oser. Christine Clerc l’a fait : se glisser dans la peau d’un homme, et pas n’importe lequel : Nicolas Sarkozy, le président français, ni plus ni moins. Bienvenue dans ce journal intime pas vraiment comme les autres.

Un journal qui démarre le 22 mai 2005 . A cette époque, Nicolas Sarkozy est ministre de l’Intérieur, mais surtout, Cécilia, La Cécilia, vient de faire ses valises pour la toute première fois… Très embêtant pour lui : pour son petit coeur qui souffre le martyr, très incommode pour celui qui s’apprête à entrer très bientôt en campagne électorale. Un candidat cocu et seul, ce n’est pas bon pour l’image de marque… ce n’est pas bon pour les sondages…

Jour après jour, pendant 4 ans, nous allons suivre cet hyper président et nous laisser porter par le récit d’un quotidien hors normes : de la Place Beauvau à l’Elysée, en passant par tous les bleds de France ou d’ailleurs où il s’arrête en campagne, là où il est appelé parce qu’il est président de la République.

Avec lui, nous allons suer des grosses gouttes pendant de multiples joggings. Avec lui, nous allons verser une petite larme ( Adieu Cécilia). Avec lui, nous allons sourire : ” Croit-on que ça m’amuse de me taper l’aller-retour à N’Djamena - 12h d’avion - et d’aller baiser la babouche d’Idriss Déby ? ”.

Avec lui, nous allons frémir ( Bonjour Carla ), nous interroger aussi sur ses incessants voyages à travers le monde et sur la difficulté de gérer un pays en existant sur la scène internationale, tout en traversant tant bien que mal une crise planétaire. Tout cela avec une cote de popularité qui n’arrête pas de baisser…

Colères, victoires grisantes ou combats pathétiques parfois : le Sarko bling bling s’est petit à petit mué en président champion en gouvernance mondiale. Et maintenant, c’est à Barack qu’il faut se frotter…

Christine Clerc est journaliste politique ( au Figaro, à RTL). Elle est également écrivain, et ce n’est pas la première fois qu’elle se lance dans ce genre d’exercice d’un style très particulier. De 1995 à 1998, elle avait déjà rédigé le ”Journal intime de Jacques Chirac”. Le grand Jacques avait beaucoup apprécié paraît-il, et l’avait fait savoir !

Tous les éléments de la vie publique et privée de Nicolas Sarkozy sont tirés de faits réels. Christine Clerc a réalisé un énorme travail d’investigation, en recueillant des montagnes de témoignages. Elle précise qu’elle a volontairement romancé leur reconstitution, et prêté à tous les protagonistes des sentiments et des propos qui résultent de sa propre imagination.

N’empêche ! L’exercice est difficile, mais parfaitement maîtrisé.

Tellement bien qu’à certains moments, on en arrive à oublier que ce n’est bien évidemment pas Sarko qui cause !

Au final, c’est une perle que l’on tient entre les mains  ! Que l’on soit de gauche, ou de droite, c’est un véritable plaisir de se glisser dans la peau de ce président !

 

”Carnets intimes de Nicolas Sarkozy”, Christine Clerc, NiL.

Mesrine, fragments d’un mythe.

Par Christine Calmeau dans Document , le 17 janvier 2010 16h01 | Ajouter un commentaire

mesrine10Qui n’ a jamais entendu parler de Jacques Mesrine ? A moins d’être né après l’an 2000, ou d’avoir passé de très longues années dans le fin fond de l’Amazonie ou sur la Lune, impossible de ne pas avoir entendu ce nom au moins une fois !       

 Jacques Mesrine, l’ennemi public numéro 1, celui qui a alimenté les cauchemars de très nombreux policiers, était-il une franche crapule, ou comme il a toujours voulu le faire croire,  une espèce de Robin des Bois, un gangster de légende ?

Ni l’un ni l’autre, et probablement un peu de tout cela à la fois. Une personnalité plus que complexe qui a fait couler beaucoup d’encre des années durant : des vérités, pas mal de rumeurs aussi sur celui qui n’a laissé personne indifférent, jusque dans la mort : fallait-il oui ou non, l’abattre en plein jour, porte de Clignancourt, comme un vulgaire gibier ? Aujourd’hui encore, il y a débat…

Un débat relancé par ”l’Instinct de mort” et ”Ennemi public n°1”, les deux films de Jean-François Richet.

Et c’est justement grâce à ces 2 longs métrages que le journaliste Philippe Roizès s’est penché sur la vie et l’oeuvre du truand. Au départ, pour tourner un documentaire sur le making of du film, et puis sur la réalité des faits commis par Mesrine.

Finalement, après avoir regroupé des centaines de documents, des écrits de Mesrine lui-même, après les avoir mis en contradiction avec les versions officielles et de très nombreux témoignages de celles et ceux qui l’ont côtoyé, l’auteur, aidé par Anne-Marie Préfol, journaliste également, nous propose un documentaire exceptionnel ( en dvd, fourni avec le livre), mais surtout un ouvrage plus que bien foutu !

Plus de 200 photos, lettres, PV , des inédits ou des pièces très rares viennent appuyer plus de deux ans d’enquête sur l’histoire et la vie d’un homme pas vraiment comme les autres.

Enfance, adolescence, rapports avec son père, la vérité sur la guerre d’Algérie, ses détentions, ses évasions, ses procès, les braquages, ses cavales, les enlèvements… c’est toute la carrière de Mesrine dans l’univers du grand banditisme qui est passée au crible.

Un très beau travail, à lire comme un roman… captivant …

 

”Mesrine, fragments d’un mythe”, Philippe Roizès et Anne-Marie Préfol,  Flammarion.

Les assassins et leurs mobiles, Jef Vermassen

Par Christine Calmeau dans Nouveautés , le 12 janvier 2010 16h01 | Ajouter un commentaire

assassins2Il n’y a pas si longtemps que cela qu’on parle de serial killers. Une trentaine d’années, tout au plus, et c’est un agent du FBI, Robert K. Ressler, expert comportemental, qui, le premier, accola cette dénomination à ces tueurs en série.

Pour cet agent fédéral, quelqu’un qui tue au moins à 3 reprises, à des moments différents, une ou plusieurs personnes est un serial killer. Entre ces intervalles de temps, des périodes de repos… qui deviennent de plus en plus courtes, un peu comme un drogué, dépendant de sa dose, de plus en plus fréquemment. Très audacieux, ces asssassins sont également spécialistes dans le jeu du chat et de la souris. Ils sont en perpétuelle recherche d’adrénaline.  Ce sont ici quelques-unes de leurs caractéristiques, mais Jef Vermassen nous en décrit beaucoup d’autres : il dresse un véritable portrait robot de ces personnes qu’il vaut mieux ne jamais croiser dans sa vie. Des personnes à l’apparence extérieure tout à fait normale, ce qui les rend particulièrement passe-partout et très difficiles à arrêter.

L’auteur, avocat , un ténor du barreau, est également criminologue. Il est convaincu que dans chaque être humain se cache un meurtrier potentiel. En racontant l’histoire de la cruauté humaine, Jef Vermassen passe au crible toutes les motivations de celles et ceux qui commettent l’irréparable : qu’ils tuent leur conjoint, un membre de leur famille, un voisin, par vengeance, ou pour faciliter le vol.

Un domaine que  Vermassen maîtrise bien, puisqu’il a plaidé à des dizaines de procès d’assises, et non des moindres.

Au Nord du pays, ”les assassins et leurs mobiles” s’est déjà vendu à plus de 100.000 exemplaires ( un record pour le Belgique). La traduction française est sortie il y a quelques semaines à peine… Une parution prémonitoire pour celui qui représente aujourd’hui les intérêts des parents de la jeune Annick Van Uytsel, la jeune victime d’un serial killer potentiel… 

 

”Les assassins et leurs mobiles ”, Jef Vermassen, Racine.

Obama Président, petite encyclopédie.

Par Christine Calmeau dans Non classé , le 7 janvier 2010 11h01 | Ajouter un commentaire

barackBarack Obama, 44 ième président des Etats-Unis, tout le monde le sait.

Ce qu’on ne connaît pas encore trop bien par contre , ce sont les anecdotes, les petites histoires autour de l’élection et la personnalité de celui qui occupe le bureau ovale depuis le 20 janvier 2009. A travers sa famille, ses amis, ses proches, son entourage, ses adversaires politiques aussi, on arrive à dresser un portrait de cet homme qui fascine la planète entière.

400 articles, un aide mémoire pour suivre l’actualité au jour le jour, celle du candidat puis celle du président , à la date de sa prestation de serment.

Marc Kravetz, l’auteur, est grand reporter. Il a reçu le Prix Albert Londres en 1980. Pour cette petite encyclopédie, il a rassemblé, lu et compilé plus d’une centaine de publications américaines accessibles via internet, des articles d’agences de presse, des blogs de journalistes, des hebdomadaires, les sites web des grandes chaînes de télé américaines…

Des milliers de données ont donc été croisées : un véritable travail de fourmi pour un résultat vraiment sympathique.

Saviez-vous, par exemple, que Barack Obama a finalement été autorisé à garder son BlackBerry, à certaines conditions, mais uniquement dans le Bureau Ovale ?  Saviez-vous aussi que la Maison Blanche était complètement non-fumeur, y compris les jardins ?  Saviez-vous encore que BO était complètement fan de Spiderman et de basket, mais complètement nul au bowling ?

”Obama Président” vous apprendra une foule de choses, et bien d’autres encore, plus légères ou beaucoup plus sérieuses sur celui que les services secrets américains appellent ” Renegade”.

”Obama Président” est l’un des ouvrages les plus complets parus pour le moment sur le sujet. Rien qu’à ce titre, c’est un must !

Attention, ne soyez pas surpris, il s’agit, en taille, d’un tout petit livre : il tient dans la main !

 

”Obama Président, petite encyclopédie”, Marc Kravetz, Dalloz

1000 idées de voyage, Lonely Planet

Par Christine Calmeau dans Coup de coeur, voyage , le 5 janvier 2010 21h01 | Ajouter un commentaire

 

voyage1C’est de saison, une fois les fêtes de fin d’année au placard, il vous prend comme une envie d’ailleurs. Loin de préférence. C’est le moment aussi où les tours opérateurs sortent leurs nouvelles brochures.

Commencent alors de très longues discussions , d’échanges parfois vifs avec votre moitié : où partir en vacances ?

”1000 idées de voyage” devrait, en principe, vous éclairer dans votre réflexion et vos envies. En principe, parce qu’il sera très difficile de faire un choix à travers les 1000 propositions recensées.

Une destination sportive, un endroit où vous écouterez seulement vos cheveux pousser ? Une odyssée romantique, exotique ou tonique ? 

Au bout du monde ou beaucoup plus près ?

A pied, à cheval, en train, en voiture, en avion, en bateau ?

Du Canada à l’Australie, de la Russie à l’Afrique du Sud, en passant par Madagascar, l’Inde, la Chine, la Colombie ou la vieille Europe ?

Que vous soyez complètement fauchés ou que vous optiez pour une formule plus luxueuse, que vous recherchiez  une plage de rêve, comme à Jambiani en Tanzanie, que votre bonheur passe par la solitude ou au contraire par la chaleur moite de la foule de Bangkok, que les froids polaires vous donnent le bourdon et à contrario les températures trop élevées de l’urticaire,  il y a dans ces 350 pages tout ce dont on peut rêver en matière de voyages.

Vous saurez où dormir au milieu du désert, comment parcourir l’Ecosse en roulotte, comment redevenir zen au Bhoutan, où manger le meilleur gombo, et même où tester vos limites, en descendant les rapides du Zambèse, par exemple.

L’ouvrage propose LE best of des best of : une leçon géante de géographie, en rêvant les yeux ouverts.

Un ouvrage absolument FABULEUX et indispensable.

Le feuilleter, c’est déjà partir en vacances un peu…

 

”1000 idées de voyage”, collectif, Lonely Planet